‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 103 sur 107 · YONNE · texte numérisé non relu

YONNE

Le texte des livres latins est toujours celui qui a été en usage dans les écoles. Plusieurs collèges s'exercent dans la composition des devoirs sur des traits d'histoire et des campagnes de Sa Majesté, mais le préfet ne croit pas que l'on comprenne dans leurs livres élémentaires l'histoire de la 4 e dynastie.

L'esprit public des maîtres et des élèves est bon. Il est à

* Bulletin du 24 octobre : « Le recteur de l'académie de Limoges (l'abbé d'Humières), s'est mis sous la dépendance de l'évêque. en acceptant les digqités de grand vicaire et de chanoine honoraire. On craint que, par cette influence, il ne cherche à diriger les élèves vers la carrière ecclésiastique. Déjà, l'on remarque qu'il préfère aux écoles établies par le gouvernement celles que dirigent les curés et qu'il critique indirectement les formes introduites dans les premières. Le lycée est parfait sous tous les rapports; les sujets de composition sont souvent tirés de l'histoire de la dynastie régnante; c'est l'une des écoles de France où l'instruction est la plus conforme aux vœux et aux principes du gouvernement. Même éducation dans les trois écoles secondaires de Limoges. Dans celles de Magnac-Lavul et Saint-Yrieix, dirigées par des prêtres, l'éducation est toute ecclésiastique.. La première a pour chef le curé de la ville: il l'était longtemps avant la Révolution; c'était une succursale du séminaire de Limoges, sous la dépendance de l'évêque. Dans cette école, comme dans celle de Saint- Yrieix, on s'occupe essentiellement de l'étude du latin. On doute que le recteur de l'académie veuille changer cette direction. Les écoles primaires de campagne sont presque toutes également dirigées par des prêtres et sous l'influence de l'évêque. (AFiv, 1511.)

désirer que l'organisation de l'enseignement s'achève dans les campagnes 1 .

Dans le môme dossier (F', 4346) figure la minute d'une lettre à M. l'archevêque de Malincs [comte Depradt], datée du 12 octobre 1810 et ainsi conçue : « Vous connaissez toute l'importance de l'enseignement et combien on doit attacher de prix aux bonnes études. Sa Majesté, en instituant l'Université impériale a eu pour principal objet de procurer à l'enfance tous les moyens de s'instruire, mais elle désire aussi que ceux qui sont appelés aux honorables fonctions d'inculquer à la jeunesse les principes qui doivent la guider toute la vie, remplissent leurs obligations avec zèle et surtout avec dévouement pour nos nouvelles institutions. [Les principes du passé doivent être effacés sans retard 2 ]. On retrace presque exclusivement dans nos écoles les actions principales des anciens peuples et l'on néglige trop souvent de s'occuper du temps présent, si fécond en faits glorieux. Vos rapports, M. l'archevêque, avec toutes les classes de citoyens et principalement avec celle qui est chargée de l'instruction a dû (sic) vous procurer des renseignements sur la doctrine que l'on suit. Vous devez être instruit si l'histoire de la dynastie actuelle fait l'objet de la composition des élèves. Veuillez, je vous prie, M. l'archevêque, me communiquer les informations que vous avez recueillies, j'y attache d'autant plus d'intérêt que je connais celui que vous mettez à voir prospérer ce qui peut un jour augmenter la gloire de la France a .

1 L'enquête du début de 1811 sur les Pè>-es de la Foi révéla qu'il y avait, eu, au collège d'Auxerre, un Pére, du nom de Barat. venant de Lyon; animé d'un zélé ardent, il faisait des prosélytes; d'Auxerre, il avait, passé à Troyes. (F 7 8759.)

* Ravé dans le texte.

3 Je n'ai pas trouvé la réponse de l'archevêque de Malincs.

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