HÉRAULT
Le lycée a éprouvé quelques vicissitudes, il jouissait d une bonne réputation, des désordres s'y manifestèrent, le bureau fut obligé d'intervenir; des exemples sévères ont rétabli la subordination. La tranquillité n'a plus été troublée depuis, mais la confiance n'est point encore générale.
L'établissement de l'Université n'a amené que peu de changements dans le personnel, les cours d'études, quoique régulièrement suivis, ont toujours laissé quelque chose à désirer dans leur résultat; les facultés des lettres et des sciences étant à peine organisées on ne pourra apprécier que dans le courant de Tannée prochaine les bons effets qu'on est en droit d'attendre du zèle et des talents des professeurs.
Les principes inspirés aux élèves ont toujours été conformes aux intentions du gouvernement ; on pourrait peutêtre reprocher aux chefs de la maison d'avoir outré les
4 Bulletin du 18 octobre 1810 (AFiv, iolOj. — Le recteur de 1 académie était un ancien professeur de médecine de Paris, Desèze, frère de l'avocat défenseur de Louis XVI ; le préfet le notait ainsi : « sage » ; le commissaire général de police lui reprochait « quelques souvenirs de nos dissensions politiques dans l'exercice du rectorat et d'être ainsi que sa famille un peu orgueilleux de son nom »; un inspecteur. Chavannat, ancien chanoine de Brioude, avait épousé une cousine de M m *Regnaud de Saint-Jean-d'Angély. (F r 8759, enquête sur les conseils académiques, en 1811). Il serait curieux de rechercher tous les « parents » ou tous les anciens précepteurs qui furent « casés » dans l'Université lors de sa création.
principes de la religion et d'en rendre les pratiques trop minutieuses.