‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 53 sur 107 · ILLE-ET-VI LAINE · texte numérisé non relu

ILLE-ET-VI LAINE

Tous les renseignements que le préfet a pris sur la direction que I on donne à la jeunesse dans le lycée de Rennes, lui sont favorables. On fait l'éloge des professeurs et de leur enseignement. Le censeur et le proviseur, de leur côté, remplissent avec beaucoup de zèle tous les devoirs de leur place. Le préfet n'a entendu parler qu'en bien de l'administration intérieure. On est exact aux pratiques religieuses et cette exactitude est dans de justes mesures. 11 ajoute que ce lycée est un de ceux qui fournissent le plus de sujets aux Écoles militaire et polytechnique et que ce goût des élèves est la preuve du bon esprit qui anime les maîtres.

Le commissaire général de police :

11 y a dans l'arrondissement de Saint-Malo 3 écoles principales, une à Saint-Malo, une à Saint-Servan et la troisième àDol.

La première est une espèce de succursale du séminaire de Rennes. Elle est dirigée par un sieur Viel [Vielle], c hanoine honoraire, nommé par l'Evèque et tous les instituteurs sont des ecclésiastiques. La plupart des élèves se destinent à être prêtres.

La seconde est dirigée par un sieur Rafifray laïc . 11 a sous ses ordres plusieurs maîtres dont deux sont ecclésiastiques. Cette maison a un peu de régime militaire. Le chef a figuré dans quelques intrigues bourbonniennes, mais il paraît ne s'occuper aujourd'hui que de son état. Le commissaire général ne peut encore fournir de renseignements sur la troisième.

Les deux maisons de Saint-Malo et de Saint-Servan se disputent les élèves. Celle de Saint-Malo a pour elle le clergé. Le chef est parvenu à faire faire des dotations considérables à son établissement. 11 a avec lui des prêtres qui accordent leur temps pour rien. Ces avantages pourront finir par faire pencher la balance en sa faveur. M. le préfet

et le maire ne lui sont point favorables, ils s'en sont expliqués en présence de deux inspecteurs de l'Université qui, rendus à Dinan, les ont traités de Jacobins.

Les chefs de ces écqles ont tenu au parti contraire à la . Révolution, mais le commissaire général pense que le rétablissement de l'ordre public a changé leurs opinions.

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