‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 75 sur 107 · DEUX-NÈTHES · texte numérisé non relu

DEUX-NÈTHES

Lorsque ce pays était encore sous la direction de L. L. h. h. P. P., [Leurs hautes puissances] le gouvernement ne se mêlait point de l'instruction publique ; il l'avait complètement abandonnée aux seigneurs et dans quelques endroits aux magistrats des villes. Les premiers accordaient le plus souvent les places de maîtres d'école à leurs gardes-chasse ou à leurs domestiques, les magistrats les accordèrent aux valets de ville et sergents de justice. Les lois ordonnaient seulement qu'aucun maître ne pût être nommé s'il ne professait le culte réformé.

Aujourd'hui que les relations de la Hollande vont être plus particulièrement dirigées vers la France, l'étude de la langue française deviendra d'absolue nécessité dans ces

' Bulletin du 10 octobre (AFiv, lîiiO}. Le grand séminaire de Metz a 119 élèves; le petit séminaire en a 106; les séminaristes, la plupart allemands, prennent le petit collet pour ne pas porter la cuirasse; l'instruction est bonne. (F 7 , 8369.)

contrées. 11 sera nécessaire aussi d'apprendre aux Hollandais l'histoire du grand Napoléon.

Il faut rompre les vieilles habitudes, établir une bonne éducation ; les lumières sont peu répandues, une infinité de personnes ne savent ni lire ni écrire.

Il faudrait n'admettre pour instituteurs publics que des personnes instruites dans les langues française et hollandaise et attachées au gouvernement, obliger les parents ayant des enfants de 6 à 14 ans, à les envoyer à l'école du matin et ceux de 14 à 16 ans à l'école du soir, astreindre les maîtres à recevoir et instruire gratuitement ceux qui seraient hors d'état de payer, distribuer des prix d'encouragement aux écoliers qui se seraient distingués et élever au grade de surveillants les instructeurs qui en seraient reconnus dignes, faire bannir des écoles les catéchismes, les gazettes et les contes ridicules qui font la base de l'instruction et les faire remplacer par un livre élémentaire, écrit dans les deux langues et fait exprès pour donner aux enfants une idée de l'histoire du Grand Napoléon, de Gharlemagne, de Jules César, Alexandre et autres grands hommes 1 .

Page 1