ORNE
Depuis que l'Université impériale est établie, deux collèges viennent d'être organisés, ce.sont ceux d'Argentan et de Séez.
Dans les écoles secondaires d'Alençon, de Mortagnc, de Domfront ët de l'Aigle, qui sont sur l'ancien pied, ainsi que dans le collège d'Argentan, les principes des professeurs sont conformes aux vues du gouvernement. La direction qu'on y donne aux élèves a pour objet de leur faire chérir nos nouvelles institutions. Les sujets des compositions . sont pris dans l'histoire de la 4* dynastie.
Le collège de Séez a été établi sous l'influence de M. lévéque de ce nom dont l'esprit tracassier est trop plein des réminiscences du passé. La direction a pour objet principal de former des prêtres, plutôt, que des citoyens. On insinue aux jeunes gens qu'ils seront exempts de la conscription ; on n'exige point la rétribution due à l'Université.
Le me me esprit règne dans les écoles de l'Aigle, la Ferté- Macé etTinchebray; elles sont sous l'influence de M. lévéque qui les appelle des petits séminaires. On y remarque que les élèves sont presque tous tirés des classes indigentes destinées à vivre du travail de leurs mains.
Dans ces 4 séminaires on s'applique à former des émissaires aveuglement dévoués à l'autorité pontificale et non des sujets à Sa Majesté
• Bulletin du 20 décembre, avec cette remarque qui ne figure pas au résumé ci-dessus : « Le préfet observe que l'évôque parait jouir de toute la confiance du grand-maltre de l'Université, qui. jusqu'à présent, n'a consulté que ce prélat, tant sur le personnel que .sur le matériel des écoles. » <AFiv, 1:312 ) — Dans ce département, il y avait en mars 1811 t petits séminaires ou collèges ecclésiastiques avec 400 élèves; Je préfet se plaint de l évéque de Séez, qui' s'entoure du plus profond mystère, multiplie ces écoles jvour les opposer aux collèges du gouvernement, fait promettre la dispense de la conscription, etc. ib\ 8369.)