‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 89 sur 107 · RHONE · texte numérisé non relu

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l/administration du lycée est devenue indépendante, depuis la nouvelle organisation, de la direction générale. La loi ne laisse à celle-ci aucune sorte d'inspection; le préfet peut cependant assurer que depuis la révocation du proviseur et du censeur, provoquée par le bureau, le lycée prospère et se distinguera. Le proviseur devenu recteur est un homme de mérite, le censeur est parfait pour la direction de la jeunesse, les professeurs ont du zèle et suivent de bons principes 3 .

• Lézay-Marnésia. préfet de Coblence jusqu'en 1810, y avait créé une école normale primaire; devenu préfet du Bas-Rhin, il en créa une à Strasbourg qui devint un modèle pour, toute la France.

• Bulletin du 18 octobre 1810 ,AFiv, 1M0).

' Au Bulletin du 24 octobre, on lit :

« Le lycée de cette ville i Lyon] était devenu l'un des plus mauvais de l'Empire. Etabli pour 400 élevés, il n'en restait que lii). L'emploi de

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Les collèges de ce département sont au nombre de 7, savoir : à Cologne, Aix-la-Chapelle, Neuss, Montjoie, Kempen, Bruhl et Wesel, mais on croit que le dernier a été supprimé par le grand-maître de l'Université.

Le gymnase de Vesch [Viersen?] et celui de Dùren n'ont pas encore été érigés en écoles secondaires. Les maîtres de

proviseur était vacant depuis plusieurs années; on a nommé récemment Tabbê Bonnevie, chanoine de Lyon» (Bulletin du 18 octobre). Le commissaire général de police écrit qu'on a fait plusieurs changements dans ce lycée : M. Devins, censeur des études, tracassier et peu instruit, passe au lycée, de Rouen. Il est remplacé a celui de Lyon par l'abbé Astoud, ancien doctrinaire, qui était le professeur d'humanités . depuis un an; il est estimé. M. Delvincourl, procureur économe, est remplacé par le sieur Mayet, ancien négociant, probe et intelligent. Le proviseur n'est pas encore installé dans le lycée. Il parait effrayé des difficultés qu'il a à vaincre pour rendre à cet établissement la confiance publique. Les maîtres sont mauvais, les appointements faibles. Le meilleur, nommé Moulin, est un prêtre, mais méprisé des autres maîtres et, par leur impulsion, des élèves. Plusieurs ont d'autres occupations, pour augmenter leurs .ressources; ils donnent des leçons particulières, tiennent des pensions, sont employés à la Faculté, etc. En général, l'opinion sur le lycée a toujours été défavo rable à Lyon et les pensions particulières plus suivies. » (AFiv. 151 i.)

Bulletin du 17 novembre : le commissaire général de police de Lyon donne sur le lycée de cette ville les renseignements suivants : « Les classes ont été ouvertes le 5 *de ce mois, mais avec tant de désordre que le travail des élèves n'est pas encore réglé le 12; les 'professeurs ne sont pas d'accord sur leurs heures. Ce vice existera tant qu'il leur sera permis d'avoir des élèves pour leur propre compte. Le professeur de rhétorique en a 23 : trois autres en ont également. Ils donnent à ces élèves particuliers le temps qu'ils doivent à ceux du lycée. Leur nombre est d'environ 120; il devait être plus considérable, mais le recteur de l'Académie, qui avait ordonné aux chefs de pensionnats de conduire leurs pensionnaires aux cours du lycée, a accordé beaucoup d'exceptions. Le règlement porte qu'il n'y aura messe que le jeudi et le dimanche, ancien usage des collèges. Cependant, on la dit tous les jours; outre la perte de temps, on occupe trop les élèves de religion. Le chanoine Bonnevie, proviseur, reconnaît cet abus, mais n'ose le faire cesser, craignant de blesser quelques opinions contraires à l'établissement du lycée. On croit ce proviseur trop faible pour cette fonction. Le commissaire général ajoute que M. Devins, censeur précédcmmentdece lycée et qui l'est actuellement de celui de Rouen, a laissé beaucoup de dettes à Lyon, oi'i il a eu des liaisons peu honorables et peu délicates. » (AFiv, 1511 : ailleurs, on dit que le cha- • noine Bonnevieest peu instruit, mais mondain. F 7 . 8379 );

ces divers établissements ont en général des connaissances, du zèle. Ils ne donnent pas à leurs élèves des principes contraires à nos institutions ; mais ils ne mettent pas non plus un grand dévouement à les diriger vers rattachement à la France. Néanmoins il est parfois question de la 4 e dynastie dans les textes sur lesquels on compose. Le préfet n'est point étranger à ces résultats. Il a visité les collèges, examiné les compositions, distribué les prix, et son arrêté du 12 août dernier, que Son Excellence a approuvé, sert à propager la connaissance des lois et usages de l'Empire.

517 maîtres n'enseignent pas le français dans la Roer; et de ce nombre 438 enseignent mal l'allemand, le latin et le hollandais. 11 serait à désirer qu'on établit des écoles normales où l'on formerait des instituteurs. Le préfet avait trouvé le moyen d'en monter une à Cologne; professeurs, emplacement, etc., il trouvait tout dans cette ville en l'aidant sur les budgets des communes; mais le grandmaître qu'il en avait informé n'a encore rien décidé à cet égard. Si Son Excellence n'accorde point son intervention, les budgets seront arrêtés sans qu'on puisse rien y insérer pour le cours normal.

Les officiers de l'Université ne prennent pas de renseignements des préfets et ne leur en fournissent aucun ; beaucoup de personnes éclairées craignent que cet ordre de choses ne tende à faire de l'Université un État dans l'État.

Le commissaire général de police de Wescl donne des renseignements sur les sieurs Parady, Rau etLuzac, anciens professeurs de l'académie ou Université de Leyde. Il assure qu'ils ont constamment donné des témoignages éclatants d une antipathie prononcée pour la nation française. Les deux derniers sont morts, mais leurs successeurs ne paraissent pas plus enclins qu'eux à préparer de fidèles sujets à la Patrie. Ce même commissaire regarde comme très urgente la réorganisation des écoles de droit, de médecine, d'éloquence, etc., etc., où règne le plus mauvais esprit 1 .

1 Bulletin du 3 novembre 1810 (AFiv, 1511). — Un séminaire à Cologne avec 68 élèves; bon esprit; un buste de Sa Majesté va ôtre placé dans l'enceinte. (F 7 , 83G9.)

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