‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 90 sur 107 · S AMBRE ET-MEUSE · texte numérisé non relu

S AMBRE ET-MEUSE

Les principes des maîtres des diverses écoles de ce département sont généralement assez bons *. Il n'y a aucune plainte à former sur la direction qu'ils donnent à leurs élèves. Les textes sur lesquels ceux-ci composent sont tirés des livres classiques dont le choix a été fait par la commission nommée par le gouvernement.

L'histoire de la. 4 e dynastie ne fait point encore partie de l'instruction publique parce qu'il n'existe sur cette histoire aucun ouvrage élémentaire proposé ou approuvé par l'Université Impériale.

SAONE (HAUTE )

Il existe des collèges à Vesoul, Gray, Lure et Luxeuil et quelques pensions ou institutions particulières. Le nombre des pensionnaires y est peu considérable, quoique les professeurs, surtout ceux de Vesoul, soient, pour la plupart, des hommes distingués par leurs connaissances.

Les principes qu'on professe dans ces divers établissements sont bons et entièrement conformes aux vues du gouvernement. Le préfet désirerait cependant plus de bonne intelligence entre les professeurs du collège de Gray, et qu'ils jouissent de plus de confiance et de plus de considération 2 .

SAONE ET LOIRE

Malgré qu'il n'y ait plus de surveillance immédiate sur l'instruction publique, le préfet s'est ménagé les moyens d'être informé de ce qui se passe dans l'intérieur des collèges et écoles de ce département. La direction donnée à renseignement y est généralement bonne ; les opinions politiques

' Le Bulletin du 13 novembre dit : « bons m (AFiv. 1511). — Un séminaire à Namur avec '25 étudiants: bon esprit. (F 7 , 83G9.)

* Résumé au Bulletin du 15 novembre (AFiv, 1511), avec cette addition : o La direction des élèves dans toutes les écoles de ce département est entièrement conforme aux vues du gouvernement. »

des maîtres étant conformes à nos institutions, l'histoire de la. dynastie régnante n'y est point étrangère aux élèves; mais il n'en est pas de même de l'éducation des filles. Celle qu'elles reçoivent dans les couvents est clandestine. Le préfet craint qu'on ne sorte de ces maisons mieux instruit.de l'histoire des malheurs de Louis XVI que des fastes glorieux du règne de Sa Majesté. Il pense qu'il est de la politique du gouvernement de percer le voile de ces associations mystiques, où l'on sait éluder les lois notamment en ce qui concerne les vœux

Le collège de Trêves, l'école près le séminaire sous la direction immédiate de M. l'évêque et l'école secondaire de Sarrebriick sont les seuls établissements d'instruction publique qui existent dans ce département. Dans ces écoles., renseignement est dirigé d'après les principes les plus analogues aux intentions du gouvernement. Les instituteurs y Sont animés du meilleur esprit. Ils inspirent à la jeunesse le dévouement qu elle doit au souverain 2 .

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