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Les résultats des entreprises peuvent être aussi affectés par des causes générales ou spéciales à certaines professions. Les professions d’une catégorie ou d’une localité bénéficient d’un engouement parfois passager de la mode (sports d'hiver, etc.). Une campagne végétarienne réduit les affaires des bouchers, des marchands de vins. Une invention technique, la consommation de succédanés, enrichissent ou ruinent un groupe d'industries. Le régime de la libre concurrence entraîne des crises de surproduction qui atteignent passagèrement certaines fabrications. Les entreprises bénéficiant de la prospérité générale sont atteintes par une crise générale. L’Administration n’a pas à tenir compte pour le calcul des cotisations de patentes, de toutes ces causes de gonflement ou de fléchissement du volume des affaires et des bénéfices. Durant la crise actuelle, qui se prolonge depuis cinq ans, le tarif des patentes demeure applicable comme pendant l’ère de prospérité d’après la guerre. Les commerçants ou industriels atteints n’ont d’autre ressource que de solliciter des modérations de droits, des dégrèvements des douzièmes non courus en cas de faillite ou de liquidation judiciaire. La fermeture volontaire en cours d'année, même pour cause d'exploitation déficitaire ne donne aucun droit à un dégrèvement contentieux.
On voit par ces exemples à quels résultats aboutit l’application d’un système rigide, immuable d'indices, refusant de découvrir directement le revenu net imposable; il se condamne à cotiser des indices, dont l'expérience montre, surtout en période de crise générale, le caractère de fiction. Il reste en decà ou va au delà du bénéfice qu’il se propose d'atteindre. Il viole le principe de l'égalité devant l'impôt et donne aux contribuables atteints par une crise prolongée, l'impression d'être injustement et trop lourdement frappés.
SPA ral