RES
cre des Commissions el faisant de ceiles-ci des organes à compétence générale, alors qu'elles n'avaient pas été créées pour cela. Leurs attributions élaient réglées par des décisions isolées el un peu arbitraires de PAssemblée, aucun plan d'ensemble ne disciplinait cette réparlition des projets, qui était forcément capricieuse el incertaine. Le groupement des proposilions connexes était d'ailleurs très incomplet, chacune des Commissions spéciales constituées pour l'examen de projets différents d'un même domaine devant disputer de ruse, d'audace, d’éloquence persuasive pour arracher À l'Assemblée le plus grand nombre de textes possible el la Chambre en but à ces tiraillements procédant au renvoi par dosage et par transaction.
Si la compétence de ces Commissions spéciales devenues quasi générales n'était pas heureusement distribuée, leur durée qui devait théoriquement se confondre avec celle de l'étude du projet pour lequel on les avait nommées, provoquait d'analogues objections. Leur activité alimentée par l'envoi de nouveaux projets assurait leur vie par delà les sessions. À la Chambre, toute Commission spéciale un peu importante durait jusqu'à la fin de la législature. Au Sénat, les conséquences étaient encore plus choquantes.
La Haute Assemblée ne connaissant pas le renouvellement intégral, se renouvelant par tiers, la durée des Commissions spéciales était sans terme obligé. Un projet au vote duquel le Sénat ne semblait pas prompt à se décider, le renvoi, par l'Assemblée, de nouveaux projets à examiner suffisait pour prolonger indéfiniment la vie d'une Commission spéciale. A la veille de l’organisation des Commissions générales, M. Léon Perrier (rapport déposé au Groupe de la Gauche démocratique en 1920) pouvait constater
I existe une Commission élue en 1890, c'est-à-dire il y a 30 ans, une autre constituée en 1898 qui a donc 22 ans d’existence active ou ralentie ; d’autres enfin dont l’origine remonte à 1900, 1901, 1902.
En fait, des Commissions dont la création se reporte à 18