TE TES
Voici un propriétaire exploitant lui-même et habitant
la commune, sa siluation ne sera sans doute guère changée, il est probable que la taxe vicinale qu'il payera ne sera pas sensiblement différente de ce qu'il payait en prestations. :
Mais voici un propriétaire habitant la commune et n’exploitant pas lui-même ses terres, nous le supposons dans les conditions voulues pour être soumis aux prestations, il devait des journées de travail pour sa personne, peut-être aussi pour ses enfants s’il en avait qui soient en âge de les devoir, et c'était tout, avee la taxe vicinale il va voir sa situation considérablement aggravée.
Prenons maintenant un fermier. Les prestations - étaient pour lui une charge très lourde, car le matériel d'exploitation (charrettes, voitures), les animaux, enfin le personnel qu'il pouvait occuper, lui imposaient chaque année un nombre considérable de journées de prestation ou une lourde rançon s’il voulait s'acquitter en argent, tandis que la taxe vicinale lui sera très légère en comparaison de ce qu'il payait autrefois puisqu’elle consistera en une légère addition à l'impôt des portes et fenêtres et à l'impôt personnel mobilier.
On pourrait ainsi passer en revue les différentes catégories de prestataires, et il serait aisé de montrer que presque partout les charges se trouvent déplacées, parfois même dans des proportions considérables comme dans le cas de l’ouvrier ou du très petit propriétaire qui, de trois journées de prestations à deux francs, soit six francs, passeront généralement à une taxe vicinale de quelques centimes seulement. Mais