‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 10 sur 470 · CARvccioLo ANT., De Vitu Pnuli IV, Cologne · texte numérisé non relu

CARvccioLo ANT., De Vitu Pnuli IV, Cologne

«hommes. A Modène, au dire de l'ovéque, non seulement les «personnes éclairées, mais les ou- •vriers, les gens de petite condition, discutaient publiquement et jusque dans les. églises « sur la Loi du Christ, les Écritures saintes, les Pères de l'Église ». Les médecins furent parmi les plus ardents zélateurs des doctrines protestantes. Paul IV disait d'eux qu'ils guérissaient les corps mais perdaient les ûmes. Nombre de moines et de prélats se passionnèrent pour la Réforme; deux cardinaux et plusieurs évêques furent arrêtés et subirent des détentions plus ou moins longues à cause de leur sympathie pour la cause protestante et combien devinrent suspects! Au temps de Pie V, un inquisiteur fut envoyé aux galères comme hérétique ainsi que le doyen des chapelains du pape ; au temps de Grégoire XHI, l'Inquisition fit arrêter un notaire de l'Inquisition; au temps de Clément VIII, un secrétaire du cardinal Mattei fut condamné du chef d'hérésie. Les femmes s'associèrent au mouvement : des grandes dames comme Giulia Gonzaga, comtesse de Fondi, Caterina Cibo, duchesse de Camerino, nièce de Léon X et Vittoria Golonna; des érudites comme Olimpia iMorata; des femmes du peuple comme celles de Faenza. Seuls les habitants des campagnes restèrent en dehors de l'entramement général; c'est le propre des pagani de demeurer longtemps attachés à leurs vieilles croyances.

Toutefois, dans la région de Mantoue, l'hérésie envahit même les campagnes; dans les plus petits

villages se rencontraient des gens qui niaient l-eucbaristie, la confession, l'autorité pontificale, qui n'allaient pas à la messe; les dénonciations dont ils furent l'objet en sont la preuve'.

1 h. FuMi, p. 358. Voir aussi l'alValre Lupetino et les procès d'inquisilion'dont il sera parle plus loin.

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