DE LA RÉFORME
Savona7'ole.
La Réforme tut surtout répandue par la prédication dans les églises ; durant plus de vingt ans, il n'y eut pas de carême durant lequel des moines ne prissent vivement à parti en chaire le clergé, voire la Curie romaine, souvent môme ils attaquaient ouvertement certains dogmes et préconisaient les doctrines venues d'Allemagne ; leur animosité contre le clergé séculier les y poussait assurément, mais aussi leur désir de travailler au relèvement de la religion. Pas un des nombreux augustins, bénédictins^ franciscains et même capucins qui prêchèrent la Réforme ne songea d'abord à l'anéantissement de l'Église romaine. Ils étaient véhéments, habiles controversistes, convaincus et leur action fut grande. Les villes où ils passaient étaient longtemps troublées. Ce ne fut qu'en 154^*2 que Paul 111, par la bulle (c ht Apostolici culminis » (IV janvier), s'efforça d'entraver leur œuvre et encore n'y réussit-il que très partiellement, tant était grande l'indépendance du clergé régulier et peu assurée l'autorité du Saint-Siège.
Que si, au surplus, la papauté s'émut si tardive-
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