‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 106 sur 470 · Lettore volgari di diversi nobili uoDuni, Venise · texte numérisé non relu

Lettore volgari di diversi nobili uoDuni, Venise

Un de ses disciples, Pomponio Angerio de Naples, qui s'était réfugié à Padoue, fut livré au pape et, comme il ne se rétractait pas, l'Inquisition le remit au gouverneur de Rome. Le pape remercia abondamment la République d'avoir, en ce cas, fait exception à la jurisprudence qu'elle avait établie.

2. Benrath, Bernardino Ochino von Siena, Leipzig. 1875. Paolo Necui, B. Ochino, Turin, 1912. Cantu, Erelici, vol. II, p. 29, Discorso XXIU. Antonio Caiiacciolo, De Vila Pavli IV, Cologne, 1612, p. 4il. Articles de P. Piccolomini dans le Bvtletino Senese di Storia Patria, années 1908 et 1910. Deux lettres inédites de B. Ochino publiées dans Archiv. Soc. Rom. Storia Patria, vol. XXVIIl, p. 201 etsuiv.,par P. Piccolimini. B. Buchsenschutz, Etude sur la vie et les œuvres de B. Ochino, Thèse, Strasbourg,

BERNARDINO OCmNO.

des mineurs conventuels, mais en sortit quelque temps après pour aller étudier la médecine à Pérouse où il se rencontra avec le cardinal Giulio de Médicis, le futur Clément VII, qui le prit très vite en amitié. Il rentra ensuite dans son ordre et reçut des dignités ; néanmoins, en trouvant la loi trop douce, il se fit admettre dans l'ordre des capucins qui venait d'être fondé ; il en exagérait les austérités et menait une vie si exemplaire qu'en 1538 il devint général de l'ordre. Un séjour qu'il fît à Naples vers cette époque décida de sa destinée ; la renommée de Valdès l'attira, il entra dans son cénacle et bientôt devint l'un de ses plus fervents disciples, bien qu'il ne partageât pas toutes ses idées ; quand il prêchait, Valdès, à ce qu'on racontait, lui fournissait le texte de ses sermons^; sa renommée allait croissant; l'empereur Charles-Quint qui l'entendit à Naples en 1536, disait que « son inspiration et sa dévotion » étaient telles qu'il aurait fait pleurer des pierres ; et Tévêque de Fossombrone écrivait à Annibale Caro : « Je viens d'entendre fra Bernardino qui est un homme exceptionnel; il m'a tant charmé que je lui ai dédié deux sonnets dont je vous envoie un-. » Pâle, portant une longue barbe blanche qui lui tombait jusqu'à la ceinture, ayant

Page 1