Balbani, Vie de Garacciolo, Genève, 1681, trad
leine*; Gelso Martinengo de Brescia devint leur ministre; à sa mort survenue en juillet 1557, de graves discussions éclatèrent au sujet du dogme de la Trinité ; Galvin pensa y mettre fin en rédigeant une « confession de foi » ; elle fut loin d'être acceptée de tous; Francesco de Padoue, Nicolo Gallo, Valentino s'élevèrent bruyamment contre la doctrine que Galvin voulait imposer et la querelle envahit toute la ville ; Calvin lui-même en fit part à Garacciolo en le priant de hâter son retour (19 juillet 1558)2.
Mais bientôt Garacciolo mit Galvin dans un étrange embarras ; il s'ouvrit à lui de son désir de prendre femme à Genève; ayant rompu tout lien avec sa première femme, il se considérait comme dégagé; Galvin hésitait; c'ét'ait la première fois qu'un cas pareil se présentait ; il craignait en prêtant les mains aux désirs de Garacciolo de provoquer un grand scandale dans l'Église protestante tout entière et, s'il mettait obstacle à son dessein, de le rebuter, de l'irriter, de le rejeter peut-être dans le giron de l'Église catholique. De violentes discussions s'engagèrent à ce sujet à Genève et dans les nombreuses églises qui suivaient Galvin. Les uns rappelaient que l'Évangile de saint Mathieu dit (xix, 6) que ce que Dieu a uni ne doit pas être séparé par l'homme , et que saint Paul a écrit, dans sa première aux Corinthiens (vu, 12) : « Si un homme fidèle a une