‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 125 sur 470 · Rivista Chrisliana, an. VII (1879), fasc. XII, p · texte numérisé non relu

Rivista Chrisliana, an. VII (1879), fasc. XII, p

2. TiRABOsciii, vol. VII, lib. III, g XXX, p. 1354. Cantu, Eretici, Yol. I p. 399. Gyualdus, De Poetis nostrorum temporum. J. Addington Symonds, Renaissance iti Italy, Londres, 1904, vol. II,

3. En Italie, on qualifiait d'hérésiarques non seulement les créateurs d'hérésies mais ceux qui les propageaient; l'Inquisition établit des catégories très nettes k ce sujet.

FLAMINIO

recueil de Sylves, en même temps qu'une lettre au cardinal Cornaro; le jeune homme fut présenté au pape, lui lut les vers dont une partie était de de lui et Fautre de Giannantonio et en reçut des éloges sans doute mérités, mais dont on était prodigue alors à la cour pontificale. Quelques années plus tard, il revint à Rome, soutint contre le pape une discussion qui remplit l'assistance d'admiration pour son savoir ainsi que pour Félégance et la faciUté de sa parole, et s'en retourna comblé de présents et d'applaudissements. Bien accueilli partout, recherché par les plus fameux écrivains de ce temps, Castiglione, Sannazarro et Sadeleto, Flaminio passa plusieurs années à parcourir Fltalie, résida à Naples, à Rome, à Urbino; se trouvant à Gènes, il fut Fhôte de Sauli, comme lui lettré, philosophe et humaniste. L'évêquede Vérone, Giberti, le prit à son service; Giberti était un esprit des plus fins, grand amateur de l'antiquité et adepte sur quelques points des idées nouvelles, lesquelles étaient d'ailleurs assez librement discutées à Vérone ; Flaminio dut y être initié, s'il n'avait déjà appris à les connaître à Naples dans Fentourage de Valdès. Pendant son séjour à Vérone, il traduisit, en latin, une partie de la Métaphysique d'Aristote et la dédia au pape Paul III (1536) ^ Soit penchant, soit

1 M Antonii Paraphrasis in duodeclmum Aristotelislibrum, Venise! 1536. Réimprimé à Paris en 1547. Le 19 novembre 153/, Paul m accorda à Flaminio le privilège de la vente de son Paraphrasis in duos et trigenta psalmos, pour une période de dix ans. Les contrevenants étaient menacés d^excommunication et d une amende de 100 ducats. Arch. Vat., Arm. 41, vol. VIII, n. 162.

COMMENT SE RÉPANDIT LA RÉFORME

FLAMINIO

nécessité, il s'adonnaità des travaux de traduction, seulement il prit dès lors pour texte, non plus des œuvres profanes, mais les Écritures saintes ; ainsi, il mît les psaumes en odes latines, ouvrage qui fut plus tard inscrit dans l'Index, mais dont personne ne mit alors en doute la parfaite orthodoxie et que Ton considéra comme une merveille. Sa santé l'avait ramené à Naples vers la fin de l'année 1538, alors précisément qu'on s'y passionnait pour les problèmes théologiques. L'influence de ce milieu détermina sa vocation. Déjà, en 1537, il écrivait à Pietro Pamfilio, écuyer tranchant de la duchesse d'UrbinoS qu'il avait dit adieu à toute étude, hormis celle des livres saints et qu'il se proposait de consacrer le reste de sa vie à méditer sur la foi chrétienne : « Quand lés chaleurs seront passées, lui disait-il, je relirai avec soin, s'il plait à Dieu, le Nouveau Testament et les œuvres de saint Augustin^. » Il entra dans le cercle choisi qui s'était formé autour de Vittoria Colonna^ et du cardinal Pôle; Carnesecchi rapporte dans un des interrogatoires, qu'il passait

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