GiuliaVarano, fiUede Caterina Ciboel femmedeGuidobaldon
délia Rovere.
2. DioNiGi Atanagi, De le Letlere di tredici nomini illustri, Rome, 1554. Vergerio publia en 1555 une réfutation de cet ouvrage.
3. Quand elle mourut, en 1547, il lit ces vers en son honneur :
Son esprit était pur, ses mœurs étaient pures.
Sa Tertu était active, son humeur d'une sainte,
Son âme céleste, son érudition rare.
Sa parole plus suave que le nectar,
Sa noblesse passait toute autre, son aspect
Etait plein de dignité; opulente.
Ses biens et sa demeure appartenaient aux î«ens de bien.
des heures en causeries avec la marquise alors qu'elle s'était retirée à Vilerbe*.
Les véhémentes prédications de Savonarole avaient certainement frappé son esprit dans sa jeunesse ; il lui dédia ces vers :
Tandis que les flammes cruelles, Jérôme, dévorent tes mem- La foi, ses sacrés cheveux épars, [l>l^e^
Pleure et dit : 0, flammes cruelles, épargnez. Épargnez, ce sont nos entrailles que ce bûcher dévore.
Ce n'est pas à dire que Flaminio eût adopté complètement les idées de ses amis; on n'a guère pu relever dans ses écrits que des omissions; ainsi, après avoir recouvré la santé grâce aux prières du cardinal Carafa, il lui adressa ces vers :
Touché de mon sort, le grand Carafa, Carafa l'honneur de l'Italie, Tendit au Ciel ses deux mains Demandant avec beaucoup de larmes A Dieu mon salut, et voilà que s'enfuit La dure fièvre et la douleur au côté, Que mes forces reviennent...^.
Or, on vit une preuve de son adhésion aux idées nouvelles dans le fait que Flaminio attribue sa guérison à Dieu seul et ne mentionne pas l'intervention des saints; par conséquent, disait-on, il ne croyait point à l'efficacité de leurs prières... On lui reprochait que, à l'encontre de tous les autres
1 Cependant il trouvait fort mauvais, comme on le ^erra plus loin, que les femmes se mêlassent de discuter les questions théolo-
^T ANT. CAR4CCI0LI, De Vita Pauli IV..., Cologne, 1612, p. 33.
COMMENT SE RÉPANDIT LA RÉFORME
poètes, de Vittoria Colonna entre autres, il n'adressait jamais d'ode à la Vierge ^ et aussi qu'il professait un trop vif amour pour le Christ...
Voici quelques-uns des vers qu'il consacre à la louange du Christ et qui montrent la vivacité du sentiment qu'il professait à son endroit : Dernières strophes d'un sonnet ^ :
0 moi, méchante et vile créature.
Vaisseau rempli de honte et de déshonneur,. Comment pourrais-je espérer le bonheur Qu'il a promis en sa gloire future?
Au moins j'entends si je veux prendre garde A la grandeur de mon vice et forfait, Car d'autre part si je pense et regarde
Qu'il a pour moi en la croix satisfait, Je pourrai lors avoir bonne espérance D'avoir des cieux quelquefois jouissance.
1. Voici les titres de quelques-ans de ses sonnets qui ont été tra duils en vers, en 1569, par la sœur S. Anne de Marquelz, religieuse à Poissy, sous le titre : Les Divines Poésies de Marc Antoine Flaminius, à Madame Marguerite, sœur du roi.
Sonnets.
De l'Amour divin.
Encore à ce propos.
De la beauté et excellence de Dieu.
A ce même propos.
Que l'âme vit par chanté.
Que rien ne nous peut séparer de 1 amour de Dieu. Pour inviter toute créature à louer Dieu. Comparaison de la grâce de Dieu au Soleil. Du désir de parvenir avec Dieu.
Pour invoquer l'aide de Jésus-Christ.
Combien heureux sont ceux qui portent leurs croix suivant Jésus- Hymne à la louange de Jésus-Christ. [Christ. Combien est douce et salutaire la continuelle méditation des plaies A Jésus-Christ, sonnet... [et tourments de Jésus-Christ.