Opéra, éd. 1728, p
PALEARIO.
Choses dans leurs œuvres; elles sont tirées des premiers Pères de l'Église et des commentaires des Pères grecs, de telle façon que celui qui les accuse, accuse par là même Origène, Cyrille, saint Irenée, saint Augustin et saint Jérôme. « Je n'approuve pas, ajoutait-il, tout ce que disent les Allemands, mais je les loue d'avoir ressuscité les bonnes Lettres latines, éclairé les études divines enveloppées d'ombres jusque-là, imprimé des livres latins, grecs, chaldéens. On m'a reproché d'avoir composé un livre en italien dans lequel je montre les bienfaits que nous avons tirés de la mort du Christ^; tout ce que j'y affirme, c'est que Celui en qui réside la divinité ayant répandu si abondamment sa vie pour notre salut, il ne nous est pas permis de douter de la volonté céleste ; nous devons au contraire nous promettre toute tranquillité et repos après la mort; une autorité ancienne et certaine nous instruit que les maux ont pris fin, que toute souillure est effacée pour ceux qui, se tournant vers Christ crucifié, se fient à ses promesses et mettent toutes leurs espérances en Celui qui ne trompe
pas. »
Malgré ses hardiesses, le tribunal renvoya Paleario sinon absous, du moins sans qu'aucune censure ne fût portée contre lui^.
Cependant sa situation devenait difficile; il n'avait plus de chaire ni même d'élèves particuliers; on le suspectait, on s'éloignait de lui. En
1. C'est pourquoi le traité Del Beneficio lui a été attribué.