‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 132 sur 470 · Nec absolutus nec damnatus · texte numérisé non relu

Nec absolutus nec damnatus

COMMENT SE RÉPANDIT LA RÉFORME

revanche, sa réputation d'orateur éloquent, de juriste habile et de théologien se répandait partout. La rivale de Sienne, Lucques, voulut l'avoir comme maître dans son université ; elle lui offrit d'y enseigner l'éloquence et d'être en même temps son « orateur », c'est-à-dire son ambassadeur quand besoin serait, et son porte-parole dans les occasions solennelles ; deux fois par an, il devait prononcer une harangue pour rappeler les plus beaux moments de l'histoire municipale et encourager les citoyens à se dévouer à leur patrie (154.7) K

Bembo et Sadoleto, qui d'ailleurs moururent Fun et l'autre en cette année, lui avaient recommandé d'accepter cet emploi, en l'engageant toutefois, Comme ils l'avaient déjà fait, à se montrer prudent; il ne suivit guère leurs conseils, car l'année suivante, il composait un libelle contre les papes et leurs entours qui devait être remis au représentant de l'empereur au Concile de Trente. Dans ses « Vingt témoignages », il expose les dogmes du protestantisme ; le dernier Témoignage est une invective contre les vices du clergé. A vrai dire, ce factum ne fut publié que vingtcinq ans après sa mort et, par conséquent, cinquante ans après avoir été écrit, mais des copies manuscrites couraient le pays et la substance en était connue de tous 2.

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