D. Orano, Liberi Pensatori..., p. 39, 40. Cod. Vat. Urb
1091, fol. 416. , ,y. ^
2. Tacchi-Venturi, p. 308. Bibliographie. Encyclopédie des Sciences religie^ises, yo\. III, p. 541. Realencyklopadie, vol. IV, p. 353.
COMMENT SE RÉPANDIT LA RÉFORME
intelligence précoce, on lui fit suivre les cours de Funiversité et ce fut dans ce milieu qu'il apprit d'abord à connaître les doctrines qui commençaient à se propager. Son père lui avait légué, comme à son fils préféré, une bible manuscrite ornée de miniatures ; ils s'y initia aux Écritures saintes. Quelquesuns des livres de Luther, les Indulgences, la Capti^ vite de Babylone^, le traité de Zwingle sur la Vraie et fausse religion, dont les exemplaires se répandaient alors de plus en plus, lui tombèrent sous les yeux et achevèrent de le convaincre de Texcellence des arguments soutenus par les protestants; ses lectures le frappèrent même tellement qu'il résolut de se rendre en Allemagne et se mit en route avec trois compagnons, mais Tévéque d'ivrée, Bonifacio Ferrerio,* instruit de leurs projets, les fit arrêter et Curione, enfermé pendant deux mois dans la citadelle de Capranno, fut ensuite placé dans un couvent. Le séjour qu'il y fit, loin de le détacher des idées qui peu à peu s'emparaient de lui, leur donna plus de force, car les moines étaient tout adonnés à la superstition et en vivaient. On raconte que Curione s'amusait à leurs dépens ; il remplaça dans un reliquaire les reliques par une Bible et ce fut un beau scandale quand la substitution fut découverte. Il s'évada.
On s'inquiétait peu à Milan de ce qui se passait en Piémont en sorte que Curione put y obtenir une chaire, y professa et s'y maria. Le marquis de iMont-