‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 137 sur 470 · GIULIA GONZAGA · texte numérisé non relu

GIULIA GONZAGA

s'y rencontra avec Flaminio, Ochino, Carnesecchi; Valdès qui était en relation de lettres avec le cardinal Ercole Gonzaga S lui raconte sa première \dsite à Fondi et combien il fut frappé de la beauté et de la bonté de Giulia. « Quelle pitié, ajoutait-il, qu'elle ne soit pas souveraine du monde entier ! » (Lettre du 8 septembre 1535). Valdès avait trouvé une âme à consoler et surtout à diriger.

Giulia était partagée entre sa vie mondaine et ses aspirations religieuses et ce conflit la tourmentait terriblement. Un jour qu'elle sortait avec Valdès d'un sermon où Ochino avait parlé de la vie éternelle, toute émue encore des paroles qu'elle venait d 'entendre, elle lui exposa ses doutes et ses angoisses, ajoutant que l'éloquence d'Ochino soulevait en elle les sentiments les plus contradictoires et lui donnait une terreur aflreuse de l'enfer et une grande ambition d'aller au paradis; Valdès lui répondit que trois voies conduisaient à la connaissance de Dieu, l'Ancien Testament, la Lumière naturelle et le Christ. « Chaque jour, lui dit-il, il vous faut employer chaque moment à méditer sur le monde, sur vous-même, sur Dieu, sur Jésus-Christ, sans vous astreindre à des pratiques superstitieuses. Ayez constamment deux images devant vos yeux, la perfection chrétienne et votre propre imperfection. » Pour la mieux guider, il écrivit pour elle un livre qu'il lui dédia, VABC chrétien (1536).

Pendant que les grands du monde, les prêtres.

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