Fontana, Doc. Vat., p
peu d'empressement qu'apportaient la plupart les membres de la hiérarchie occlésiastique à exf outer les volontés du pape, de l'insoumission des ordres monastiques et aussi du manque de fermeté et de persévérance de Clément VII qui se satisfaisait en donnant des ordres et ne s'occupait guère de leur application. La perversion était grande, Tanimadversion contre l'Eglise, générale; les protestants de plus en plus nombreux s'organisaient; à Sienne, l'académie des Intronati répandait la parole protestante; f3attista Pallavicino prêchait avec violence à Chieri contre ie Saint-Siège et attirait la foule qui trouvait en lui l'interprète de ses pensées; Valdès faisait école à Naples et venait même exposer à Rome ses doctrines (1531). En 1532, les protestants de Venise adressaient une lettre au « légat saxon » lui expliquant leur situation et lui demandant son appuie
L'envoyé vénitien n'hésitait pas à dire au pape en février 1530 : c< Il y a beaucoup d'hérétiques à Rome et vous ne faites rien contre eux'^. » Et le pape le reconnaissait si bien lui-même que dans le bref de nomination de l'inquisiteur Calisto de Plaisance, il donnait comme raison de ce choix que « l'hérésie luthérienne se répandait partout en secret ».
Le 8 septembre 1531, tous les cardinaux présents à Rome furent convoqués « pour aider le souve-