‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 202 sur 470 · PoNTANA, Hoc. Vat.y !oc. cit., p · texte numérisé non relu

PoNTANA, Hoc. Vat.y !oc. cit., p

de trois mois et avant d'avoir été dénoncés ou poursuivis, feraient une abjuration sincère et se repentiraient, obtiendraient la rémission de leurs fautes.

Les mesures prises contre la propagation de l'hérésie se succédèrent avec rapidité. Le 8 août (1555), le pape interdisait aux hommes et même aux femmes, à moins de licence spéciale, l'entrée du couvent de S. Vito à Ferrare car on lui avait rapporté que les nonnes en étaient entachées d'hérésie. Le 21 septembre, il défendait à trois évêques du royaume de Sardaigne d'entraver l'action des tribunaux inquisitoriaux^

Ferrare inquiétait le pape; c'était, avec Modène, un centre d'hérésie et le duc, partagé entre des sentiments divers, ne lui semblait pas suffisamment ardent pour la cause de l'Église; toutefois il n'osait pas le presser de façon trop impérieuse pour ne point exciter sa susceptibilité. Aussi est-ce avec des précautions infinies et peut-être quelque ironie qu'il lui demande, le 1" octobre (1555) de lui livrer quatre hérétiques. « Il y a dans la ville de Modène, lui écrit-il, un certain nombre d'hérétiques si pernicieux que, si l'on n'y met bon ordre, la ville entière court risque d'être infectée. Ta Noblesse Tignore totalement, pensonsnous, sans quoi ton dévouement envers nous dont tu as toujours fait profession, n'aurait jamais pu le supporter. Nous te prions donc, dès que tu

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