‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 3 sur 470 · Advis et Devis, Genève · texte numérisé non relu

Advis et Devis, Genève

2. F. KuHN, Luther, Paris, 1883, vol. I, p. 98. On verra plus loin que ces accusations et les suivantes étaient en partie fondées.

CARACTÈRE DE LA RÉFORME EN ITALIE. -

à moitié détruites de la ville ausonienne où Dieu se vend avec tout ce qui est sacré; j'ai vu ceux qui commettent le mal et ceux qui souffrent vivant dans l'orgie et ceux qui négligent de dissimuler leur mauvaise vie... toute cette populace de Romaines, je ne dirais pas de Romains abîmés dans le luxe et les plaisirs ^ »

C'est lui qui, dans la Trinité Romaine, enseigne qu'on emporte de Rome trois choses : une conscience viciée, un estomac délabré, une bourse vide ; qu'on s'y prend à douter de trois choses : de Timmortalité de Fàme, de la résurrection des morts, de l'enfer ; qu'on y trafique de trois choses : de la grâce divine, des dignités ecclésiastiques, des femmes...

Un peu plus tard, Roger Ascham écrivait dans le Scholemaster- : « Je fus en Italie une fois, mais je remercie Dieu que mon séjour n'y dura que neuf jours; cependant je vis dans ce peu de temps, dans une seule ville, accomplir plus de péchés que je n'en ai entendu raconter à Londres pendant neuf ans. » Robert Greene parle de même vers la fin du siècle, mais il avoue qu'il profita quelque peu de la corruption générale^.

1. De statu romnno epigrammata. Voir Zeller, p. 66. Il avait écTil ailleurs : « Mobilis Italia est, nobilis ante fuit. » Hutten fut deux fois à Rome en 1515 et 1516.

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