‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 304 sur 470 · BuRiGOzzo, Cronaca di Milano^ p · texte numérisé non relu

BuRiGOzzo, Cronaca di Milano^ p

LA REFORMATION A MILAN

Le 21 décembre 1538 parut un édit ordonnant à tous les Milanais la remise, dans les trois jours, des livres défendus qu'ils possédaient; le sénat se réservait la fixation des peines qui seraient infligées aux contrevenants ^

En 1550, Jules III fulmina l'excommunication contre la ville de Milan parce qu'on y avait violé l'immunité du clergé en l'obligeant à participer aux charges publiques ; la municipalité, craignant que Texcommunication ne fût suivie de l'interdit, ce qui eût rendu la vie difficile, chargea le jurisconsulte Gerolamo Pecchio d'aller à Rome accommoder cette affaire. Vers la fin de l'année il obtint la bulle d'absolution^.

Le gouverneur de Milan, le duc de Sessa, était obligé de prendre sans cesse de nouvelles précautions contre l'invasion des idées protestantes; il interdisait l'entrée des livres hérétiques cachés dans des ballots de marchandises, défendait qu'on en conservât chez soi; des agents étaient même chargés de perquisitionner chez les particuliers et dans les librairies; comme on les recevait souvent fort mal, il leur fut permis de porter des armes; les paroles hérétiques furent sévèrement réprimées ; les assistants étaient tenus de dénoncer ceux qui les avaient proférées sous peine de 300 écus d'amende ou de trois coups de corde. Les inquisiteurs généraux étaient seuls autorisés à lire les livres défendus. Une série de libelles

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