‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 305 sur 470 · L. Fumi, p · texte numérisé non relu

L. Fumi, p

^. Ettore Rota, La Reazione callolica a Milano..., p. 5.

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et de pasquinades répondirent à ces mesures ^ L'esprit public se montrait rétif; il était très chatouilleux sur ce qui touchait les franchises municipales, inquiet des projets de la couronne espagnole.

Aussi, lorsqu'en 1563 le roi Philippe III voulut établir à Milan l'Inquisition à la façon espagnole, rencontra-t-il une vive opposition d'autant qu'on prit en même temps de nouvelles dispositions pour empêcher l'introduction des livres hérétiques et qu'il en résulta une gêne sensible dans le commerce avec les pays limitrophes.

• Le représentant de la commune de Milan à Rome, Lucio Cotta, avait été le premier à découvrir ce qui se tramait; à la date du 18 août 1565 il informa le sénateur Gottardo Reina, conservateur de l'université de Padoue, que dans le dernier consistoire le pape avait décidé que l'archevêque de Messine, Gaspar Cervantes de Gaieta, se rendrait à Milan pour y établir l'Inquisition espagnole ; il lui était même ordonné de quitter sans délai le concile de Trente où il siégeait tant le roi et le pape avaient de hâte à le voir se mettre à Tœuvre. Cervantes avait pu s'initier à Messine aux procédés inquisitoriaux qu'il était appelé à appliquer dans le Milanais.

Dès qu'il reçut la communication de Cotta, Reina s'empressa de réunir le sénat milanais afin de l'informer du danger dont la ville était menacée

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