Chant XVIII, st. 112. Cf. Chant xxvui, st
2. Bonivard, après avoir été en Italie, écrivait : « Ainsi est es affaires de religion ; l'un veut être sanctifié par la loi mosaïque, l'autre par la mahométique, Tautre par la papistique, l'autre par l'évangélique et tout compté et rabattu, en quelque loi que nous ▼ivion», nous denaeurons tonjours hommes, enfants d'Adam et de péché conséquemment, n'y a différence que de la profession de créance. » Advis et Devis de la Source de V Idolâtrie... suivis des difformes Réformateurs, Genève, 1856, p. 148.
Le pape Pie IV, auquel on présentait l'écrivain Speroni, lui dit que le bruit courait à Rome qu'il ne croyait guère aux choses de la foi. <( C'est donc que j'ai gagné en route, répondit-il, car à Padoiie on est persuadé que je n'y crois pas du tout », et sur le point de mourir, il dit : « D'ici une demie heure, je saurai si Tàme est périssable ou immortelle*. » Dans un de ses sonnets (xxxiv), Arioste donne comme maxime : « Non creder sopra il tetto, — Ne pas croire plus haut que son toit. »
Non seulement on s'éloignait de la foi chrétienne, mais on commençait à lui reprocher d'avoir énervé l'humanité. Machiavel écrivait dans ses Discorsi- : « Notre religion nous ayant montré la vérité et la vraie voie, nous fait estimer moins les honneurs du monde, alors que les gentils, les estimant beaucoup et mettant dans leur acquisition le souverain bien, étaient plus portés et plus ardents à agir... La religion antique accordait la béatitude céleste aux hommes qui avaient acquis la gloire mondaine ; la nôtre glorifie les humbles et les contemplatifs plus que les actifs. Elle a placé la vertu dans l'humilité, l'effacement, le mépris des choses humaines ; l'autre religion la mettait dans la grandeur d'âme, la force corporelle et dans les qualités qui rendent les hommes très forts. »
Et Machiavel en conclut que la religion a contribué à affaiblir la société et à la livrer aux scélérats qui acquièrent d'autant plus de force que le