‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 33 sur 470 · Opère complète, Florence, 1834, p · texte numérisé non relu

Opère complète, Florence, 1834, p

LA. RÉFORME EN ITALIE. fj

82 CAUSES DU DÉVELOPPEMENT DE LA RÉl OBME.

lats et des chefs de la religion n'a pu en causer la

ruine ^. »

Le protestantisme ne pouvait que profiter de cette disposition des esprits; d autre part, l'ardeur même de leur foi devait pousser certains esprits pieux à chercher satisfaction dans le mouvement réformiste alors que leurs aspirations se trouvaient froissées par les errements de l'Église. Ces fidèles du Saint-Siège contribuèrent [au moins autant que ses ennemis déclarés, comme on l'a dit, à faire triompher pour un temps la Réforme.

ATTAQUES CONTRE LE SAINT-SIÈGE ET LE CLERGÉ

Le Saint-Siège, la Curie et les gens d'Église étaient généralement en grand décri. Il y avait dans les sentiments de beaucoup d'Italiens autant de colère que de mépris envers le clergé; à leur déférence traditionnelle pour l'institution pontificale s'opposait un désir ardent de la voir réformée « dans son chef et dans ses membres ».

Depuis les temps les plus lointains, les laïcs et les ecclésiastiques eux-mêmes censuraient à l'envi et avec une incroyable liberté, la Cour romaine et le clergé tant régulier que séculier. Il y avait sans nul doute beaucoup de passion et parfois peu de sincérité dans les accusations qu'ils portaient ; leur bien-fondé n'est pas ici en question ; on verra plus loin ce qu'il en faut retenir. Ce qui est important,

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