‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 342 sur 470 · Il venait d'être créé grand-duc (24 août · texte numérisé non relu

Il venait d'être créé grand-duc (24 août

La reformation en toscane. — Florence. 393

rappeler à ses sujets les prescriptions contenues dans l'Index, de défendre l'impression des ouvrages qui n'auraient pas reçu le visa ecclésiastique, de ne permettre la vente des bibliothèques de personnes décédées qu'après inspection et autorisation de l'inquisiteur et d'obliger les libraires à fournir une liste complète de tous les livres qu'ils avaient en magasin sous peine de se voir confisquer ceux qu'ils auraient omis de mentionner. A quoi l'auditeur Lelio Torelli répondit, au nom du grandduc, que l'établissement de ces listes serait laborieux et entraverait le commerce des libraires, mais que l'inquisiteur était libre de faire toutes les recherches qu'il jugerait utile. En ce qui concernait les autorisations d'imprimer, il fit observer que cette mesure existait et qu'on l'avait appliquée maintes fois. Quant aux ventes, il réservala réponse de son maître.

Les libraires réclamaient d'ailleurs violemment, soutenant qu'on paralysait leur commerce; l'Index leur interdisait, disaient-ils, la vente de quantité de livres indispensables aux études des théologiens ; or, si la défense était maintenue, il se trouverait certainement des regrattiers, des brocanteurs et des marchands de ferraille pour en vendre tant qu'on en voudrait^

De même qu'à Lucques, à Sienne et dans les autres villes de la région, l'extension du luthéranisme était due en grande partie aux étrangers.

Page 1