Florence, Mediceo, Carteggio Universale, 554, c
L'inquisiteur s'efforçait de son mieux de réagir. Le 10 juillet 1570 il annonçait au grand-duc qu'il avait fait emprisonner un orfèvre flamand qui s'avouait huguenot, deux ciseleurs parisiens ses complices et un juif, Abraham, « leur instigateur à tous », plus an fourreur belge qui ne les avait pas dénoncés et un orfèvre siennois qui leur avait donné asile ^
A vrai dire, les mœurs du clergé toscan donnaient prise aux critiques de ceux qui réclamaient un changement. En 1570, l'Inquisition fit incarcérer un prêtre, proposto à Pontedera, Bartolommeo Mêlai délia Scarperia, coupable de « plusieurs crimes abominables, sorcellerie, abus des sacrements, hérésie et qu'on avait surpris dans les rues de Pise se promenant en vêtements laïques une épée nue à la main ^.
La lettre que l'évêque de Soana ou Sovana, Carvajal Simoncelli, adressait d'Orvieto au pape Grégoire XIII, le 5 octobre 1573, est un témoignage vraiment curieux de l'état d'esprit dans lequel se trouvait encore une partie du clergé. « Je pensais, disait-il, que les renseignements que j'ai donnés à Votre Béatitude le 28 juillet dernier relativement à la vie deshonnête du cardinal Simoncelli, auraient eu pour résultat, sinon qu'un juste châtiment lui fût infligé, du moins qu'il ne pût plus mener la vie tyrannique qu'il mène en cette ville et me tyranniser moi-même. Il prétend