‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 377 sur 470 · Turin, Archivio di Stato, Materie Ecclesiastiche · texte numérisé non relu

Turin, Archivio di Stato, Materie Ecclesiastiche

2. Ibid. Le 13 janvier 1527, Tommaso Ulirico qui avait prêché

Le même jour, il le louait de nouveau de son zèle à réprimer l'hérésie. Charles III lui répondit en lui énumérant ses triomphes, mais en demandant des subsides pour en poursuivre le cours. S'il n'en reçut pas, ce flui semble vraisemblable, le pape lui accorda en compensation le titre de « Boulevard de l'Italie ». Mais le duc était soumis à une grande tentation; comment n'aurait-il pas caressé la pensée d'en user avec les biens de l'Église comme les princes allemands, d'autant que ces biens représentaient le tiers de la richesse territoriale du pays? En 1531, un protestant, Perrot, mandait que le duc penchait vers le luthéranisme « à cause de son amour immodéré de l'argent ». Pallavicini et Mainardo purent prêcher la réforme à peu près impunément dans le Piémont. A leur exemple, tout un essaim de moines vinrent répandre les idées nouvelles à travers le pays. Toutefois le 17 avril 1532, le duc fit défense de prêcher et de disputer en public ainsi que de vendre ou de lire les livres défendus, sous peine de l'estrapade, de la confiscation et d'autres châtiments. La duchesse le poussait dans cette voie; en 1535 elle demandait au pape Paul III son appui contre l'hérésie ^ Survint, en 1536, l'occupation

en Allemagne fut nommé inquisiteur général dans les États du duc de Savoie; le 11 juillet 1529, Pietro Gazzino, évêque d'Aoste, est chargé de percevoir des dîmes en Savoie et d'y combattre l'hérésie ; le 19 décembre de la même année, il est chargé de procéder à des interrogatoires d'après une liste fournie car le cardinal Pallavicini. B. Fonlana, p. 97 et suiv.

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