‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 39 sur 470 · ABAISSEMENT DE LA VALEUR MORALE DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT DE LA VALEUR MORALE DU CLERGÉ

Le mal remontait assez loin< mais il devint surtout sensible à partir du triste pontificat de Sixte IV'^.

lifes aient été tels que j'ai dû désirer leur grandeur et y travailler- sans cela j'aurais aimé Martin Luther plus que moi-raême, parce que j'espérais que sa secte aurait pu ruiner la scélérate tyrannie des prêtres ou au moins lui couper les ailes. )^ Ailleurs il dit encore : « Non si puo dire tanto maie délia Corte romana clie non meriti se dica più, perché è una infamia, uno esemplo di tutti c Tituperii e obbrobrii del mondo. » Glicciardini, Considéra zioni sui Discorsi del Machiavelli, Opère inédite, vol. I, Florence, 1857,

1 Ainsi que le rappelle Bossuet au commencement des Varialions le cardinal Cesarini représentait déjà au pape Eugène IV, avec une extrême hardiesse d'expression, les dangers que la dépravation du clergé faisait courir à l'Eglise. « On rejettera la faute de tous ces désordres, disait-il, sur la cour ide Rome qu'on regardera comme la cause de tous les maux... L'arbre penche et, au lieu de le soutenir pendant qu'on le pourrait encore, nous le précipitons à terre. »

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