‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 390 sur 470 · Nunz. Savoja, vol. X, c · texte numérisé non relu

Nunz. Savoja, vol. X, c

D'autre part le nonce dénonçait au Saint-Siège le manque d'énergie des magistrats inquisitoriaux et déclarait que, si l'on n'avisait pas, le pays courait risque d'être complètement perdu. Aussi le pape s'empressait-il de lui écrire qu'il fallait agir c< sans égard pour le rang ou pour quoi que ce soit^ ». Au surplus, le pape avait naguère tracé au nonce son devoir par l'intermédiaire du cardinal de Pise, Scipio Rebiba, quand il lui avait dit qu'il entendait que les princes fussent non seulement de bons catholiques mais tissent en sorte d'empôcher leurs sujets de s'écarter de la bonne voie^. ' Il fallait cet encouragement au nonce car l'opinion publique n'était pas avec lui. Il écrivait, le 9 octobre 1572, au cardinal Borromée : « J'ai o-a^^né l'approbation des inquisiteurs, mais aussi ïk'liaine de la majeure partie de la population. » L'année suivaute, le 25 septembre 1573, il confiait au cardinal de Côme, Bartolommeo Gallo, premier secrétaire du pape, que les deux tiers de la population professait des opinions huguenotes du moins en secret, à ce qu'on disait; pour lui il reconnaissait que le nombre de ceux qui s'abstenaient de fréquenter les offices était fort élevée

Quand Grégoire XIII monta sur le trône, il voulut mettre un terme à cette situation et écrivit à Emmanuel-Philibert, le 14 juin 1572, pour lui

recommander de rechercher et d'exterminer les

\. Juillet-novembre 1570. Nunz. Savoja, vol. X, c. 205,

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