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Nunz, Savoja, vol. IV, c

LA REFORMATION EN PIÉMONT

hérétiques avec le concours de l'Inquisition à laquelle il devait, disait-il, donner son concours absolu : un peu plus Hard, le 22 septembre, il lui rappelle que les hérétiques « considèrent comme un troisième testament des livres détestables » et il l'adjure de les éloigner de ses États^

La position du duc était parfois étrangement difficile. En Tannée 1573 se produisit un de ces incidents qui montrent dans quels embarras se trouvaient souvent les princes italiens quand il s'agissait de prendre des mesures contre l'hérésie. Le duc avait fait amener de Nice à Turin la comtesse Jacqueline d'Entremonts, dame d'honneur de la duchesse'^ que l'évêque de Nice venait de mettre en prison à cause de ses opinions huguenotes; un jésuite était venu tout exprès de Paris à l'effet de la convertir; le juge inquisitorial se mit aussi de la partie. Comme l'enjeu était de conséquence, l'Inquisition et le nonce se disputèrent le privilège de la ramener au catholicisme; elle semblait assez disposée d'ailleurs à s'incliner devant l'autorité du pape et à reconnaître ses erreurs, mais elle se refusait à accepter les décisions du concile de Trente et à « mal parler de son défunt mari ». On en était là quand le comte palatin envoya son neveu pour demander au duc, en son nom et au nom du duc de Saxe, de ne point la laisser « aux mains des prêtres » et de lui

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