‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 392 sur 470 · Jalla, p · texte numérisé non relu

Jalla, p

permettre « d'habiter librement dans ses baro-

nies^ ».

Elle abjura cependant en 1575 et ne retomba pas dans ses erreurs passées. Quelques années plus tard, en décembre 1582, le nonce informe le souverain pontife que « la vieille comtesse » vient de mourir catholiquement^.

Les mœurs du clergé donnaient là comme partout prise aux critiques des protestants piémontais, et les représentants du Saint-Siège avaient fort à faire d'imposer aux moines et aux nonnes une conduite régulière. Le nonce, Gregorio de Croce, évêque de Martirano, dut se multiplier.

Visitant les monastères de la ville de Turin, en 1574, il constata que les moines y introduisaient des femmes, ce dont il leur enjoignit de s'abstenir désormais ; dans la cellule de l'un d'eux il vit une Bible traduite en français; chez un autre, deux sermons hérétiques « pleins de paroles calvinistes », et des sermons de Savonarole; partout il découvrit des ouvrages profanes ou interdits. La plupart des moines s'étaient faits confesseurs sans aucun droit car « s'ils étaient bons à tout, dit le nonce, ils ne l'étaient certes] pas à exercer ce

ministère ».

Le prieur du couvent de Villafranca avait été

destitué « pour matière de femmes"^ ».

l.'lNunz. Savoja,-vol. IV, c. 140 et suiv. (juillet 1513).

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