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Nunz. Savoja, vol, IV, c

LA REFORMATION EN PtEMONT.

en grand désordre. L'abbesse l'avait endettée les religieuses recevaient des billets doux des moines du voisinage. C'était un moine qui avait la gestion des finances du couvent, il vint trouver le nonce quelques jours après sa visite, botté et éperonné, et lui remit un factum contenant le récit des scandales dont les nonnes s'étaient rendues coupables {i novembre 1574). Appelé par le nonce à déposer sous serment, il déclara qu'à l'époque du carnaval, le frère de Tabbesse était venu, en compagnie de plusieurs gentilshommes, organiser un bal travesti dans l'appartement qu'elle occupait; des sœurs avaient pris part aux danses. A la Pentecôte, une trentaine d'hommes entrèrent dans le couvent et le même scandale se renouvela. L'abbesse emmenait des nonnes hors de la clôture^. En 1592, un décret épiscopal les obligea à se transporter à Mondovi.

Les nonnes d'un monastère de Carignan vivaient dans une licence extrême, sortaient de la clôture en temps de carnaval, allaient au bal, plusieurs avaient eu des enfants. On parlait d'un assassinat dont l'une d'elles était cause. 11 fallut faire venir une nonne de vertu bien établie et de volonté ferme qui, nommée abbesse, entreprit de rétablir la discipline (13 janvier 1S7S ^).

i. Cependant ce couvent possédait 2 000 écus de revenu mais l'abbesse s'était montrée si généreuse envers ses parents qu'elle avait créé un déilcit de 3 000 écus.

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