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les plus désespérées; il songea à un meurtre*. 11 informait le cardinal de Côme, à la date du 7 juin 1580, qu'il avait donné ordre naguère qu'on assassinât un ministre protestant Guerrino qui prêchait dans le val d'Angrogna où existait depuis des siècles une communauté hérétique ^ Le maréchal de Bellegarde avait d'ailleurs envisagé déjà ce moyen de se défaire de lui, mais Guerrino s'était enfui et le nonce craignait qu'il ne fallût abandonner définitivement le projet, car une garde nombreuse l'entourait constamment. Il demandait donc au cardinal de s'occuper personnellement « de le faire disparaître de ce monde » car personne, disait-il, n'était plus à même que lui « de mener à bien une telle besogne ^ ».
A Saluées, la situation était des plus singulières. Le gouverneur Charles de Birague y avait fort malmené les . hugenots, le pape l'y ayant encouragé^ mais le maréchal de Bellegarde qui avait des droits sur le marquisat par sa femme, Marguerite de Saluées, les protégeait afin d'avoir leur* appui ; Lesdiguières lui prêtait la main et son titre de maréchal lui donnait le pouvoir de faire céder Birague car « où se trouve un des quatre maréchaux, toute autre autorité cesse ». Les habitants redoutèrent un conflit armé, beaucoup quit-
1. Le nonce était alors Santacroce, évêque de Cervia Savoja! v™'l,^ P^^s^e^ren était un ancien moine augustin.Nunz.