‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 409 sur 470 · Nunz. Ven., vol. I, c · texte numérisé non relu

Nunz. Ven., vol. I, c

adeptes; elles en rencontraient de nombreux parmi les artisans. Le 9 mai 1533, le nonce écrit à Giacomo Salviati, parent du pape^ qu'un entrepreneur de charpente, homme intelligent mais de très mauvais esprit, propageait l'hérésie parmi les ouvriers qu'il employait; il ne croyait pas au purgatoire, ni au libre arbitre, ni à l'utilité de la confession; il avait pour complices un aiguiseur et plusieurs personnes de même catégorie^; l'Inquisition jugea son cas assez grave pour le faire arrêter; en perquisitionnant chez lui on trouva une Bible et le livre des « Cent charges et annates » publié en Allemagne au temps du pape Adrien VI et traduit en italien. Tel était l'empire des idées réformatrices que le nonce informe le Saint-Siège que son intention est de baser son système d'accusation uniquement sur la possession de ces ouvrages « afin qu'on ne l'accusât pas d'avoir voulu tirer profit de la confiscation des biens de l'accusé^».

Mêmes sentiments en dehors de Venise. Le 22 juillet 1534, le nonce écrit à Carnesecchi, alors secrétaire du siège apostolique, qu'au cours d'un procès en hérésie intenté à Padoue a en due

1. Sa femme était Lucrezia Médicis, sœur de Léon X. Sa fille Maria avait épousé en 1516 Giovanni de Médicis ; ils eurent pour fils Gosrae I". Inutile de rappeler que Clément VII était neveu de Léon X. »

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