‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 410 sur 470 · Nunz. Ven., vol. I, c · texte numérisé non relu

Nunz. Ven., vol. I, c

3. Cf. Lettre de G. Pietro Carafa du 3 juillet 1536 adressée à un destinataire inconnu et cité par Brikger, Zeitschrift, Gotha, 1877, vol. V, p. 587.

LA REFORMATION A VENISE

forme » à un certain Pietro Bonacita, la défense avait exigé communication des noms des témoins à charge mais qu'on avait eu garde de les donner afin de ne pas les exposer à des mauvais traitements a à cause du grand respect dont on entoure en ce pays les hérétiques ». Il demandait instamment au pape de n'en pas permettre la divulgation ^

Un moine, Zaccharia, qui avait naguère agité l'opinion publique à Florence en y prêchant contre le Saint-Siège était venu à Venise en 1533; il y avait prêché en prenant pour texte, comme tant d'autres, les Epîtres de saint Paul et VEcclésiaste; son succès, dit Aleandro, était si grand que lui seul avait des auditeurs. C'est pourquoi, ajoutait-il, la « malédiction luthérienne » croît chaque jour à Venise en ce qui touche aux cérémonies et aux sacrements (13 mars 1534 2).

Aleandro luttait de son mieux; il avait des « explorateurs secrets » qui le renseignaient et ils faisait parfois acte d'autorité même envers les prélats les plus qualifiés ; ainsi il interdit un traité do ïorquemada lui-même intitulé De Sancliflcatione Virginis qui était une réplique à un traité hérétique sur le même sujet; cette rigueur avait pour but, écrivait-il à Rome, d'éviter qîi'une telle polémique ne donnât matière à des controverses sur un sujet qu'il estimait trop délicat pour être

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