Calvin, Opem, vol. VI, col
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concluant de la doctrine que professaient alors la p upax^t des protestants italiens. Or la sentence était à peme rendue que ces questions et ces réponses furent imprimées et répandues dans le pumic.
Le retentissement de cette publication fut tel que le Conseil des Dix prescrivit une enquête ; elle apprit que quelques-uns des codétenus de Lupetino s étaient procuré copie des documents et en avaient envoyé le texte à l'étranger. Le procès de Lupetino fut repris et. après une longue procédure, le tribunal prononça une nouvelle condamnation à mort, le 20 août 1356 ; la sentence portait qu .1 serait « immergé en secret et en silence dans la profondeur de la mer' ». Ainsi fut fait.
nrâ t V-''!" *^** "° """'"^ *"^'^«*>° qui avait prêche beretiquement dans l'île de Chypre, fut
livre volontairement par la République au nonce « ahn quon vécût chrétiennement et catholiauement dans tous les Etats vénitiens ».
Malgré ces rigueurs, le protestantisme restait en faveur dans toute la Vénétie. Francesco Venier écrivait de Rome au Conseil des Dix. à la date du 1" mars 1544 : « Sa Sainteté m'informe qu'il sait qu à Venise et dans le reste des territoires qui lui appartiennent, il se trouve bien des gens qui pensent mal en matière de foi. » Le 6 février 1546,
1. • Occulte, secrète, sine sonitu et sine streoitn in.. Supplice. ^ '" "* ''"' *'' "*" relativement à ce mode de
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il écrivait encore : a L'excellent cardinal Sadoleto m'a dit que la ville de Venise qui était jadis vraiment chrétienne est maintenant infestée d'hérésie ; ceux qui la gouvernent sont gagnés par cette peste de même que ceux qui écrivent; bref tout le monde en est envahi de sorte que les cités de Lombardie où règne l'hérésie se glorifient d'avoir Venise pour émule et même pour initiatrice ^ » Fra Antonio Pennarolo prêcha à Venise vers ce temps (1546). D'une éducation étendue, tenu en grande estime par le général de son ordre, le succès de sa parole fut éclatant. On se pressait pour l'entendre. Mais des critiques se firent jour bientôt, il se vit accusé d'avoir soutenu que « si le Christ exerçait sur tous toute sa rigueur, nos œuvres ne nous serviraient de rien ». D'aucuns assurèrent même qu'il avait été jusqu'à dire que « toutes nos actions ne servaient qu'à notre damnation ». Dénoncé auprès du nonce Délia Casa^, il dut comparaître devant le tribunal inquisitorial mais, à la demande du général de son ordre, il prononça un sermon sur les bonnes œuvres qui montra son orthodoxie et ses accusateurs désarmèrent; Délia Casa prit même occasion de cet incident pour s'élever contre les dénonciations inconsidérées; à Rome on en jugeait autrement car il fut rappelé au nonce c< qu'en matière d'hérésie il faut agir avec vigueur parce que