Dabu, vol. IV, p
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Civils le droit de siéger à côté des juges ecclésiastiques dans les tribunaux du Saint-Office « depuis la dénonciation jusqu'à la condamnation définitive », même quand il s'agissait de prêtres et de mornes. Les actes devaient toujours porter, à peine de nullité, la mention : « Cum assistentia et prœsenlia clarissimorum Dominorum.., ». Ordre fut donné au patriarche de ne plus s'opposer à leur présence^ Le tribunal inquisitorial était alors composé du nonce, de lévêque et d'un dominicain et ne pouvait se réunir sans l'assentiment du doge; les assesseurs laïcs portaient le nom de Tre savi delV Eresia\ Le Saint-Siège ne pouvait confisquer les biens des condamnés qui restaient la propriété de leurs héritiers; il ne pouvait pas non plus transferer les prisonniers d'une prison dans une autre , sans le consentement des magistrats de la République.
De l'origine jusqu'en 1560, l'inquisiteur fut un mineur conventuel, un cordelier, par conséquent un franciscain ; le dernier fut Felice Peretti. Après 1560, l'inquisiteur fut un dominicain. Le plus souvent la République exigeait que les inquisiteurs ne demeurassent qu'une année en" fonction; leur ingérence paraissait ainsi moins à redouter^'.
4. Nunz Ven., vol. XXVI, c. 47. Le tribunal de l'Inquisition avait été établi à Venise par le pape Nicolas IV en 288 Ilb?
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Venistl8:7,';ol.'îi,tr^^'' ''' ""'''''' '^^"'^^ ' ^-^'^' 3. B. Cecchetti, vol. H, p. 10; il donne la liste des inquisiteurs.
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Il en était de même dans les villes de terre ferme, à Crème, à Bellune, à Aquila.... Toatefois à Brescia l'inquisiteur avait obtenu la faculté d'opérer en l'absence des recteurs^
A l'abri de cette tolérance, les protestants vénitiens s'organisaient; il semble qu'ils formaient une sorte d'association et se réunissaient pour charger l'un d'entre eux de prendre la parole en leur nom à tous; c'est comme représentant « des frères de Venise, Vicence et Trévise » que Baldassare Altleri adresse, le 29 novembre 1542, une lettre à Luther pour lui demander son avis sur la communion et le prier d'intervenir auprès du Sénat vénitien en faveur des luthériens persécutés"^. Luther ne répondit que tardivement, le 13 juin 1543, mettant en garde ses disciples de Venise contre les sentiments de Zwingle touchant la communion; il leur exposait en outre l'impuissance des princes allemands à venir en aide aux victimes de l'Inquisition et notamment à Baldo Lupetino. On a vu qu'il en fut peut-être autrement.
Mais les protestants avaient en Délia Casa un adversaire résolu et indomptable; il s'attaqua tout d'abord à la propagande imprimée. Le 25 février 1546 parut, comme on Ta vu, la pre-