Casanatense, 2653, fol
2. Altieri, était un personnage d'importance; malgré ses opinions avouées, la République consentit à l'agréer comme représentant officiel des États protestants et, même après la défaite de la Ligue de Smalkalde, loin d'exiger son éloignement, elle l'accepta comme ambassadeur du roi d'Angleterre; le Saint-Siège protesta vainement.
mière liste officielle des ouvrages dont la lecture était prohibée; en même temps de nombreuses caisses de livres provenant de l'étranger étaient saisies chez les libraires; Délia Casa cohsidérait comme particulièrement suspects les ouvrages en hébreu; il les envoyait à Rome par ballots et faisait surveiller de près le libraire Bomberg qui les vendait. Francesco Maria Strozzi, Florentin d'origine, fut arrêté sous le prétexte qu'il était l'auteur du Pasquino in Estasi; il put prouver le contraire mais on découvrit chez lui un Epitaphimn plein d'attaques virulentes contre Paul III et il ne fut sauvé que grâce aux puissantes amitiés qu'il s'était acquises et à l'intervention du doge ; le tribunal se contenta de lui infliger quelques mois de prison^ Un peu plus tard, en juillet 1548, Délia Casa obtint de faire brûler pour plus de 400 écus de livres hébraïques; il en fit détruire aussi un grand nombre appartenant à Brucioli ; cependant Postel, qui en prit connaissance, les avait trouvés indemnes de toute hérésie^.
Le principal objet du nonce était de supprimer les entraves que le pouvoir civil apportait à l'action inquisitoriale ; il obtient, en 1547, que l'auditeur ecclésiastique, le fiscal et l'inquisiteur auraient le droit d'appliquer la torture et de prononcer euxmêmes la peine de mort. Cette concession n'annihilait pas toutefois l'influence des assesseurs