‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 417 sur 470 · Nunz. Ven., vol. II, col. 65; vol. III, col · texte numérisé non relu

Nunz. Ven., vol. II, col. 65; vol. III, col

3. Fachinetti (1566-1573), évêque de Bologne, plus tard (1591 pape sous le nom d'Innocent IX.

obtenir l'appui absolu du Saint-Siège auprès du gouvernement vénitien afin de lui forcer la main.

C'était, entre autres différends, un sujet de vives querelles entre les juges ecclésiastiques et les autorités séculières que de décider comment seraient mis à mort les condamnés. L'Inquisition tenait pour le bûcher dont elle considérait l'horrible spectacle comme un salutaire avertissement. Les autorités préféraient les noyades nocturnes; le condamné était attaché sur une planche chargée de pierres dont chaque extrémité portait sur une barque; elles partaient de conserve et, quand on se trouvait assez éloigné du rivage, elles s'écartaient et la planche tombait dans les flots avec son fardeau. L'exécution avait toujours lieu de nuit. La Seigneurie estimait que ce procédé, qui était « plus secret », devait être préféré aux exécutions publiques dans lesquelles il arrivait que la belle attitude et la fermeté des condamnés frappaient vivement la foule, en sorte qu'il en résultait plus de mal que debien^

Le Saint-Siège n'en persistait pas moins à réclamer le supplice du feu^. Il profitait des occasions pour convaincre la Seigneurie. Le 5 octobre 1366, un hérétique repentant fut exposé devant l'église S. Germano ou Gemignano, place Saint-Marc^ durant toute une matinée, à genoux,

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