‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 81 sur 470 · Par exemple p. 71 de la traduction française · texte numérisé non relu

Par exemple p. 71 de la traduction française

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COMMENT SK RÉPANDIT LA RÉFORME

la gabelle du Mérite. Mais il apprend qu'un grand nombre de ses sujets se sont révoltés ; avec laide du pape, il triomphe de cette rébellion; tou efois la bonne dame GrAce justifiante, envoyée par Dieu, tranche secrètement la tête au roi, et le pape reconnu pour être le véritable antéchrist, est averti par le Ciel qu'il sera peu à peu anéanti par la parole divine. Voici, pour ne citer que cet exemple comment dans la scène II du deuxième acte, est décrit le Rovaume des bonnes œuvres.

a Le royaume des bonnes œuvres donné par le saint Père souverain seigneur de Rome au très puissant roi FrancArbitre avec promesse de le maintenir en possession d'icelui, contient en soi les provinces ci-dessous escrites selon les noms propres de chacune. La première est appelée Moinerie la seconde Service des saints, la troisième Fabrique ou bâtiment des saints lieux, la quatrième Pénitence, la cinquième Jeûne, la sixième Oraison, la septième est la Messe. Or la principale gouvernante de ce royaume est madame la Régente Bonne intention, duchesse des trompeurs. »

En fait on ne saurait dire que l'intérêt se soutienne également dans ces pages ; on perd de vue sans cesse une intrigue indigente et à laquelle Vauteur assurément n'attachait nulle importance; ce qu'il s'était proposé, c'est de présenter, « d un stvle plaisant et récréatif », les arguments que les hérétiques donnaient pour défendre leur cause.

Ce n'est pas une pièce, c'est une smte de raisonnements, de commentaires, de discussions, d at-

TRAGÉDIE DU LIBRE ARBITRE

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taques et d'imprécations, qui se poursuivent pendant 32^* pages de texte in-12. Dans la scène III de racte troisième, se trouve tout un cours d'histoire ecclésiastique.

Le parallèle si fréquent dans les polémiques de ce temps entre le pape et le Christ est longuement exposé : l'un eut une couronne d'épines, l'autre a une tiare d'or et de pierreries; l'un lavait les pieds de ses disciples, l'autre fait baiser sa mule; l'un était pauvre, n'avait pas où poser sa tête, allait sur un âne, portait sa croix, l'autre est riche, possède des palais, va en litière, s'épargne toute peine... ^ Les moines « plus nombreux que les grenouilles d'Egypte au temps du Pharaon » sont qualifiés de « sauterelles de l'abime ». A la vérité tout le passage où se trouve décrit la province de moinerie ne manque pas d'ingéniosité ni de piquant^.

La (( repentance chrétienne » est mise en opposition avec la « repentance papistique )>. « En la repentance évangélique les hommes, avec une pure, sincère et cordiale crainte de Dieu, changent vraiment et convertissent leur vie au Seigneur... En la repentance trouvée et forgée par astuce et linesse diabolique, le pape veut que les hommes montrent et fassent semblant avec une crainte forcée et masquée des peines et tourments, de changer et convertir leur vie... »

La traduction française dont on a cité quelques passages fat éditée en 1558 à Genève (villefranche)

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