‹ La réformeChapitre 115 sur 270 · SON AVERSION CONTRE LV " JUSTICE » BE DIEU · texte numérisé non relu

SON AVERSION CONTRE LV " JUSTICE » BE DIEU

toujours pour un but incertain, puisqu'il resterait encore le doute de savoir si nous plaisons à Dieu, ainsi que nos actions, ou s'il n'en est pas exigé davantage, cloute que lui-même, à sa grande détresse, n'avait que trop éprouvé durant une longue suite damnées \

L'idée d'une justice divine qui punit lui était surtout odieuse, et à plusieurs reprises il confesse que l'idée que Dieu est juste dans le châtiment infligé au péché le remplissait de haine contre cet attribut de Dieu, voire de colère et de haine contre Dieu ^ui-môme. 11 reproche aux Pères, alors que dans les Psaumes Dieu est qualifié de juste, d'avoir interprété ces paroles dans le sens de la justice de Dieu punissant le péché, au lieu de l'entendre dans le sens de la justification de l'homme par l'imputation des mérites de Jésus- Christ.

« Notre natuie aussi, que nous ne pouvons expulser ni jeter loin (le nous, est d'accord avec la loi de Moïse. Car voici ce que pensent tous les hommes : Vois, tu es un pécheur ; mais Dieu est saint et juste ; voila pourquoi Dieu est inité contre toi, te punira et ne t'écoutera point. Voilà comment raisonne toute notie nature, et il lui est impossible de renier ces conclusions. C'est pour cotte raison que les Pères, expliquant des Psaumes où sont écrits ces mots « Justus Deus, » Dieu est juste, les ont inlerpréics dans ce sens qu'il juge et punit avec justice , et non qu'il justifie et sanctifie. Quand j'étais un jeune théologien , j'avais grandement en aversion cette intefprétation et la craignais foil. Car, lorsque j'entendais nommer le Dieu juste, je pensais à celte interprétation qui s'était enracinée profondément chez moi et était devenue une puissante habitude. Aujourd'hui encore je m'épouvante quand je lis ou entends ces deux mots

' L. c. f. 524, b. : Y/^o sanc de me confiteor, si qua fieri possel, nollcin niihi dari libenim arbitiium, aut quippiam in manu nica relinqui, quo ad salutem conari possem, non solum ideo, quia in lot adversilalibus et periculis, deinde toi inipugnanlibus daîmonibus, subsistere et letinere illud non valereni, cuni unns danjon potentior sil omnibus bominibus, neque ullus hominuni saharelur; sed quia clianisi nuila pericula, nullœ adversitates, uulii daemones essent, cogérer tamen perpetuo in incertum laborare, et acreni pugnis verberare; neque enim cunhcienlia niea, si in œlernum vivorcm et operarer, unquani cerla etsecura fieret, quantum facere deberet, quo satisDeo fierel; quocumque enim opère pcvfeclo reliquus esset scrupulus, an id Dto placeret, vel an aliquid ultra requireret, sicut probat experienlia omnium juslitiarlorum et ego raeo magno maio toi annis satis didiri.

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