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DE SA VIE

M gogues et à leurs écoles; ce qui ne veut brûler, qu'on le .. couvre de terre et qu'on l'ensevelisse de telle sorte que ja- » mais homme n'en voie plus ni pierre ni scorie; qu'on brise >. et démolisse leurs maisons ; qu'on leur ôte tous leurs livres )» de prière et leurs talmuds ; qu'on défende à leurs rabbins, » sous peine de mort, de plus jamais enseigner. Qu'on re- »» fuse entiçremcnt aux Juifs le droit d'escorte et la protec- » tion publique; qu'on leur interdise le commerce ; qu'on leur » ôte leur pécune, leurs bijoux, leur or et leur argent, pour « le mettre de côté et le garder i ; " -— et si tout cela ne suffît pas, il veut qu'on les chasse de partout comme des chiens enragés.

Les deux dernières annés de sa vie répondirent à celles qui les avaient précédées : cette situation d'àme qui le dominait depuis assez longtemps l'accompagna jusqu'au bord de la tombe. On veut qu'il console d'autres prédicateurs et théologiens qui, accablés sous le double fardeau de l'état de son église et des effets de sa doctrine de la justification, perdaient lâchement courage. Dénué lui-même de consolation, il a coutume d'écrire, en tête de ses lettres à de pauvres pasteurs ainsi embarrassés, des paroles dans le genre de celles-ci : « Je ne sais, en vérité, ce qu'il faut que je t'écrive; l'unique espoir qui nous reste est la fin prochaine du monde, etc.'. >» Quelque part qu'il porte sa vue, sur les cours et les villes, sur les châteaux de la noblesse et les chaumières du colon, il ne voit partout que des légions de diables. Le séjour de Wittenberg lui est devenu importun ; « son cœur s'est glacé, de sorte qu'il n'aime plus à rester dans cette ville. » Un jeune homme recherche sa nièce et gagne son affection; mais Luther s'imaginequ'il n'agit ainsi que pour se moquer , par un effet particulier de la malice du diable, n'ayant en vue que d'outrager Luther et son église. Au milieu de tout cela il se répand en invectives et en malédictions contre le concile qui s'ouvre à Trente; dans ses derniers écrits polémiques contre le pape, il dépasse tout ce qu'il a fait jusque-là; mais il trouve tout ce qu'il a écrit trop faible et

* Ed. Walch. xx, 2475, 2478, 2500, 2509.

* Par exemple à Jonas (de Welle, t, 642) ; à un pasteur (pag. 685) ; à Gcrdalus (p. 702).

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