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G MÉLAINCHTH. : SUR LA DOCTR. DE LA JUSTIF

thon ; après cela seulement on lirait un évangile, celui de saint Matthieu ou de saint Luc, mais en ayant bien soin de tout accommoder à ces dogmes capitaux ou lieux communs ^ En accommodant et en classant ainsi les divers passages, on diviserait la Bible en deux grands éléments généraux, la loi et l'Evangile, et on serait toujours en état de se rassurer et de se garder contre les récriminations et les exigences de la partie morale, impérative, parénétique, au moyen des motifs de tranquillité et de sécurité puisés dans l'Evangile. En outre, ce procédé donnerait aisément le sens de chaque passage particulier, et faciliterait considérablement l'exégèse ^ — Quand son Apologie parut, c'étaient surtout les chapitres de la Justification et de la Pénitence qui le satisfaisaient; mais à peine fut-elle publiée, que déjà (le 14 juin) plusieurs points de sa réponse aux objections de ses adversaires lui déplaisaient ^

Quelques mois plus tard, en janvier 1532, ce fut dans son Commentaire allemand de l'Epître aux Romains qu'il prétendit exposer la doctrine de la justification avec une clarté qui ne laisserait rien à désirer, et autrement que dans l'Apologie. Déjà il avait également mis Brenz en demeure de renoncer complètement à la doctrine de saint Augustin, et de ne voir dans la justification, comme Luther et lui-même, qu'une simple imputation, une présomption de justice, et non une justification intérieure et réelle. Mais, dans l'intervalle jusqu'en janvier 1533, il avait encore une fois refondu dans l'Apologie allemande l'article du péché originel et de la justification, qu'alors seulement il crut avoir présenté d'une manière bien claire et bien consolante pour les consciences. 11 déclara que Servède était un fanatique, parce que, touchant la justification, il n'enseignait autre chose que la qua-

^ Alque hic vldendum, qiiomodo acconimodanda sint oninia et in locos ilîos communes includenda. Et de même pour l'Ancien Teslamcul. El in iis diiigenler vidcndcm est, quomodo et hœc quadrenl ad locos illos communes, qui summam doctrinae Ciiiislianae continent. (Corp. Réf. it, 457.)

2 Et qui sciet omnia ad locos communes roferre, huic niliil opus est quaerere mullos sensus. Hoc polius agat, ut cerlum quandam scntentiani constituai, quae certo conscienliam doceie possit de voluntale Dei. (L. c. p. A58.)

3 Corp. Réf. ii, /i98 {d Bucer) ; ii, 506 {à Myconius),

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