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DE LA FOI JUSTIFIANTE

talion iiclive, mais comme une vertu Inhérente en nous, comme le principe de la nouvelle obéissance libre. Ce qui est dit, Ep. aux Gai. ch. m, f. 21, serait déjà tout-à-fait décisif : « Si une loi était donnée qui pût donner la vie, il serait certain et vrai de dire que la justice vient de la loi. » Ces paroles prouvent évidemment que la justice consiste dans la vivitication, que rien ne justifie que ce qui vivifie, et que nul n'est justifié qui, par cela môme, n'est vivifié. Or, la vivification est précisément ce renouvellement de la vie intérieure fUom. ch. vin, f. 10 : Cwvi ^tâ ^ixaicoûvr.v), et rien n'ayant la vie sans la charité (I saint Jean, ch. m, y. 14), l'homme ne peut être vivifié et justifié que par la foi jointe à la charité ou agissant dans la charité. 11 est certain, du reste, que souvent saint Paul emploie le mot « justifier » pour indiquer une déclaration par laquelle se formule le jugement de Dieu sur notre état ou notre caractère. D'après la doctrine de saint Paul, Dieu impute à justice à l'homme sa foi, abstraction faite de ses fruits extérieurs; dès qu'il trouve dans le cœur d'un homme une foi vraie, vivante, formée par la charité, il répute cet homme pour juste ou lui impute la justice, sans attendre que d'abord cette foi se déploie et se manifeste en œuvres extérieures; autrement dit. Dieu, apercevant dans l'homme le principe central de la foi, lui impute aussitôt le développe.nent des germes contenus dans cette foi, et en conséquence le traite en juste.

Saint Paul ne sait ce que c'est qu'une foi seule justifiante ; il ne connaît point cette expression, mais il enseigne que l'homme est justifié par la foi ou de la foi (per fidem, ex fide)^ ce qui, chez lui, signifie la môme chose que par l'adoption de l'Évangiie ou en devenant chrétien; ou bien, il dit que la foi est imputée à justice à l'homme. Cette foi, c'est la soumission confiante à la volonté révélée de Dieu, un état spirituel, une situation d'àme résultant de la combinaison de plusieurs actes psychiques, en vertu desquels l'homme reçoit avec reconnaissance et un vif désir d'être sauvé ce qui lui est offert par la grâce divine, et en use fidèlement; état qui, par conséquent, n'est pas seulement un assentiment de l'intelligence, mais aussi une adhésion de la volonté, et qui fait que l'homme ne crgit pas moins fermement à Jésus-Christ sanctifiant qu'à

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