‹ La réformeChapitre 195 sur 270 · ET JUSTICE PAR DIEU · texte numérisé non relu

ET JUSTICE PAR DIEU

cette loi, comme il le dit au verset sixième, il était d'une vie irréprochable. Mais la justice à laquelle il aspire est la justice qui vient de Dieu, celle que Dieu opère en nous par la foi, et il explique aussitôt, verset dixième, en quoi consiste cette justice : à reconnaître Jésus-Christ et la vertu de sa résurrection, à participer de ses souffrances et être rendu conforme à sa mort, partant, à éprouver sur lui-même la vertu de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, à mourir lui-même au péché, et à ressusciter pour une nouvelle vie (absolument comme il est expliqué au ch. vi de l'Epître aux Romains). — Dans le passage de l'Ép. à Tite, ch. m, t. 5, 6, il explique de nouveau quelles œuvres il entend exclure de la justification : « Les œuvres de la justice que nous avons faites, » à savoir, avec nos propres forces. A ces œuvres purement humaines, à cette justice, il oppose le salut « par le renouvellement du Saint-Esprit, « partant, toutes ces vertus et ces bonnes œuvres que possède et opère un homme renouvelé par le Saint-Esprit. C'est donc à la justice inhérente et à ses fruits qu'est attribué ici le salut, et il n'y a de rejeté que cette autre justice que nous n'aurions acquise que par nos propres forces. Ceci est confirmé par le passage de l'Ép. aux Éphés., ch. ii, x. 8, 10, où saint Paul avertit les fidèles d'Éphèse de ne pas s'imaginer, peut-être, qu'ils pos-' sédassent le salut par la foi comme venant d'eux-mêmes (e^ûawv), ou, cc qui cst la même chose, * des œuvres » qu'ils auraient faites avec leurs propres forces et dont ils se pourraient glorifier; cela est si peu le cas, dit-il au y. 10, que vous êtes d'abord nouvellement créés par Dieu , et qu'alors seulement vous êtes formés pour faire des œuvres véritablement bonnes dont vous étiez incapables auparavant. Entre la sanctification et la justification il n'y a donc pas, comme le veut l'interprétation protestante de saint Paul, une opposition, de telle sorte que la sanctification, avec ce qui s'y rattache, dût être soigneusement exclue de la justification, et l'article de la justification , en ce sens, conservé « pur ; » seulement, l'Apôtre fait tantôt précéder la sanctification, et, dans ce cas, la justification n'est que la sentence divine touchant l'état déjà existant de justice intérieure de l'homme, comme, par exemple, 1 Cor., ch. vi, fAi; tantôt il comprend

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