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ADHÉSION GÉNÉRALE DES ÉGLISES REFORMÉES

Marbourg, s'engagèrent, il est vrai, dans un colloque avec lui, et approuvèrent ses thèses sur la lin des choses, sur l'Antéchrist et la prédestination ; mais ils rejetèrent ses thèses sur la persévérance; il est vrai que ce fut, dit-il, pour ne pas avoir pu les comprendre, sauf un seul professeur, Schegk, qui les avait approuvées *.

En 4562, Pierre Martyr écrivit de Zurich à Jean Sturm, à Strasbourg , que les théologiens de Zurich avaient été fort surpris de ce qu'à Strasbourg on eût osé condamner la doctrine de la prédestination et de la persévérance des saints, alors que Luther et Bucer l'avaient enseignée ^ — Ambroise Blaiter trouvait les thèses de Zanchi excellentes, et ne concevait pas qu'il pût y avoir des théologiens assez inintelligents pour combattre une doctrine qui seule pourtant était capable de consoler, de rassurer, de raffermir efficacement les consciences troublées et tourmentées par le doute. Les prédicateurs et théologiens de Belle approuvèrent les thèses, en ajoutant toutefois qu'elles avaient besoin d'une explication commode (si commoda interpreialione accipiavtur). Les prédicateurs de Schaffouse les approuvèrent sans restriction *.

Ainsi Zanchi vit sa doctrine approuvée dans toute l'étendue de la Confession zwinglienne et calviniste. Il crut inutile de demander à Genève une déclaration spéciale , attendu qu'il était notoire que ce dogme de la persévérance des saints était enseigné par Calvin et dans l'église de Genève. « Son adversaire, disait-il, l'avait lui-même accusé, devant l'assemblée du chapitre de Strasbourg, d'avoir puisé toutes ses hérésies dans les écrits de Calvin et de Bèze^^

Après le retour de Zanchi, les quatre arbitres nommés par le Conseil rédigèrent un formulaire de conciliation, plus favorable à la doctrine luthérienne qu'à la doctrine calviniste ; ce document devait être signé par les deux partis , ainsi que la Confession d'Augsbourg. Zanchi se décida enfin ( en mars 1563 ), à signer, sur les instances répétées de ses amis qui, disait-il, lui représentaient qu'il y allait de sa place et de la prospérité de l'école de Strasbourg. Mais sa signature était conçue en termes ambigus : « J'accepte cette formule, comme

* L. c. pag. 290. — * L. c. png. ^Q6. 3 L. c. pag. 262, 263. — * L. c. pag. SGi

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