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DÉCISION DE LA FORMULE DE COJNCORDL

réfuter eu citant la chute de David ; mais De Bèze n'hésita nullement à appliquer sa proposition à David, à son homicide et à son adultère. Andreae ayant encore objecté que le magicien Simon, qui avait eu la vraie foi quand il s'était fait baptiser, l'avait ensuite perdue par ses péchés, De Bèze répliqua avec vivacité : Nullement; cela est impossible : car s'il avait possédé une fois la vraie foi, il ne l'eût jamais reperdue i.

Sur ces entrefaites , la Formule de Concorde avait également décidé cette question. Marchant sur les traces de la Confession d'Augsbourg, elle avait condamné la doctrine qui prétend que « la foi est une confiance si ferme en l'obéissance de Jésus-Christ, qu'elle peut rester et demeurer dans un homme, quoiqu'il n'ait aucune repentance véritable, ni aucune charité, mais qu'il persévère dans le péché malgré sa conscience^. » — Cette condamnation élevait une nouvelle barrière entre le luthéranisme et le calvinisme, barrière d'autant plus infranchissable que, trente ans plus tard, lors de leur lutte contre les arminiens, les calvinistes fixèrent également leur doctrine, sous forme de symbole, par une résolution prise au synode de Dordrecht.

* « Num qui semel » — ajoutait-il — « vcra fide a Deo donantur, enm nunquam ampli us amiltere possunt. n P. ^63. ' Formule de Concorde, p. 698.

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